Posts Tagged ‘Vie’
Ratage féminin : une Vie météo-paysagère
Friday, February 19th, 2010disponible ici :
désertion. frétillante.
Friday, February 12th, 2010
-tir. ailleurs. à l’heur.
pas. à deux. en douce.
-mir. écart. et. cris.
là. loin. en coins. en
corps.
-pir. sourires. rares.
flou. fous. afflux. lus.
-rir. bouches bées.
flots. faufilés. feux. et
forts.
-uir. à poils. à peaux.
jeux. réjouis. déjà.
-sir. oser. oasis. pisse.
jus. nuages. nous. en
traits.
-gir. gais. goûts. dés.
clic. tact. toi. traces. clin.
-nir. -mer. -cher. -dir.
-tiller.
DINHUMAINS
Saturday, January 16th, 2010
pi
trois
ca²s tord
the pixels
pique celle qui
épique nique elle
crois (fort)
à la respiration - à la pixelibération - à l’action -
à la poinçonnification - à la virtualisation
des sons
des tons
des cons
d’humains
di
nues
mains
dits n’hument
qu’un humanosaure
quelle conque météore
(s-)hit !
impact - désastre - condition errante - contact -
d’inhumains - prostitution marrante - d’inhumant
leur destin
leur festin
leurs fesses
de putains
vie
de joie
abat rage
bords et cris
morts humides
mord présences
chaudes danses (et acides)
AVALON - le Fantastique de la Disparition
Thursday, December 10th, 2009
Si, comme chez Antonioni, la disparition altère la distinction entre réalité et fiction, elle n’est pas, chez Mamoru Oshii, mise en image de la même manière. En effet, Avalon est un film fantastique, c’est à dire, un film où l’équivoque entre rationalité et irrationalité -mais aussi entre naturel et surnaturel- crée une atmosphère d’étrangeté (à soi, au monde), transcrivant l’angoisse de vivre.
[Cette définition du fantastique repose sur la définition littéraire de T. Todorov]
Ainsi, Avalon nous fait éprouver, via une expérimentation complexe et ardue de l’imaginaire, la hantise de l’absence, revenance risquant de s’absolutiser en kénose du sens. C’est donc un film fantastique dont l’inspiration la plus explicite et revendiquée vient du court-métrage de Chris Marker, La Jetée (1962).
Le titre, Avalon, fait référence à la légende arthurienne (île mythologique où errent les immortels), mais aussi à un jeu vidéo de guerre (l’univers virtuel du film), et, à la « classe réelle » de ce même jeu vidéo (la partie spectaculaire du virtuel). Ces trois niveaux de compréhension sont à appréhender ensemble, faisant d’Avalon le lieu de disparition principal du film.
Dans ce film, l’entrée dans le jeu se comprend comme le passage de la réalité à la virtualité. C’est la présence d’Ash -l’héroïne-, qui définit cette distinction, et ce sont les disparitions l’affectant qui en altère la portée. Ash est une joueuse solitaire, à la survie quotidienne banale et sombre, elle ne vit que par le jeu car il lui rappelle l’épopée qu’elle vécut avec son ancienne équipe, les “Wizards”, avant que son amant Murphy ne disparaisse, perdu à jamais dans la virtualité.
C’est pour le retrouver qu’Ash tentera d’aller au bout du jeu, en accédant à cette si mystérieuse « classe réelle », épreuve finale de la disparition. Comment le cinéma fantastique parvient-il à nous montrer la difficulté de cette épreuve ?
Pour y parvenir, Ash doit parcourir les deux systèmes de sens que nous allons vous développer dans nos deux premières parties :
I – Le système fantastique de la survivance.
II – Le système neutre du spectacle.
Ce sont les rapports entre ces deux systèmes de sens qui nous amèneront à notre troisième partie, plus directement ancrée à notre problématique :
III – Impacts des lieux de disparitions sur la vie.
L’intégralité du texte : avalon-le-fantastique-de-la-disparition.pdf
Le symbolisme de la “Danse macabre”
Thursday, December 10th, 2009Par le poème de Cazalis et la musique de Saint-Saëns : de-cazalis-a-saint-saens-le-symbolisme-dans-la-danse-macabre.pdf
Pour écouter la version symphonique analysée : ici
Le nihilisme au travail (et son anéantissement)
Saturday, November 28th, 2009Sur-prendre
Sunday, November 1st, 2009s’enfonçant dans la béance nuisance sonore son sang -puissance de fond- s’enfonçant dans la nuit immense aurore chanson -puissance de feu-
dans le truc profondément dans la pénombre pénétration dans -passionnément- le trop l’ombre portée profondément dans le trou -putainement-
soudain -écho grondant- les cris l’égorgement l’agonie -hurlements- l’écrit l’écartèlement l’orgasme -silence bruyant- strident d’un sou-
ffle
fuite en avant dans l’espacement -éclairs lueurs- en avant dans les corps dans les gens -râles en sueurs- fuite en coup de dent écoute -le vent qui pleure-
précipités noirs pleins d’obscurité -vide abymé- vite dans les soirs d’étés de chiens -abysses osés- précipités près des pressoirs du chaud -chuté-
transant dans l’air des traces -fracas- dansant dans l’ère des crasses -effroi- transant dans les carcasses d’hier -des tas- dansant dans la poussière de
pas
plongé encore frétillant -la pisse éclabousse- jeté frais mort changeant -éclabousse l’impasse- plongé si fort coulant -pissant l’impasse- hors d’élan
rauque et planante la voix échappe lancinante et glauque -valses au loin- rauque achoppe à l’époque sans choix lente choquante -valses au coin-
s’étendant comme une ondée commune nos sourires -instants volés- s’étendant comme une montée de lunes tous nos rires -instants violés- en ri-
cochets
tourne-toi voilà comme ça oui plus bas -silhouettes confuses- penche-toi lèche-là mais oui c’est ça -allumettes qui fusent- oui oui déjà -ou pas-
débordant de vigueur liqueurs -sa présence- de vies s’accordant à la langueur -si intense- débordant de torpeur moqueurs -saisit sa chance-
elle me parla et ce fut un génocide -déclic- elle explosa toutes les pensées à l’acide -éclipse- elle me toucha humide des massacrées -apocalypse- elle
m’aima
zoommant sur sa salive abondante et bandante -vive- gros plan qui lave l’image attachante et tâchante -morte- dézoommant rampante et pente -vive-
aventures inventées de toutes liesses -déchirements- la nature éventrée de toutes pièces -déchiquettements- ouvertures ravinée de -dépècements-
ils se perdent toujours au retour -lave en fusion- ils se perdent à rebours des jours -lave télévision- ils se perdent sans recours là sourds -et c’est
l’évasion
s’enfonçant dans les fesses du destin sans limite -évacuations de la zone- s’enfonçant dans la face son festin dynamite -éjaculations de la zone-
dans l’antre virale des pirates du poème qui entrent qui ratent dans -chier la littérature- l’entente cadavérique des pires potes qui papotent -la lâcher-
rigoles visqueuses -charmes et larmes- si folles ruineuses -alarmes enchantées- rigoles visqueuses -vacarmes attentés- si folles heureuses -armes pour sur-
sauter
ZOMBIE WALK & VIRUS PUNK
Saturday, September 12th, 2009—
Mort. Vie. Mort. Vie. Mort. Vie. Mort. Vit. Mord. Vie. Mort-vivant.
Geste sans événement. Naissance incessante en clignotant.
Talk. Silence. Talk. Silence. Talk. Silence. Zombie walk.
Processus défunt. Procès sus des fins. Proxys glauq’.
Mort animé. Contrôle sorcier. Emprise de l’Autre. Le Nôtre.
Apparaît. Halluciné. Visionné, prise en condition. Fiction.
Bruissant, grinçant, gémissant. Aphasique, apathique.
Spectre se nourrissant. Pourrissant. D’os en eaux. Dermique.
Peau qui vire à l’âcre, râle, sacrale et virale. Khôrique.
Horde sans ordre. Mordre. Corde. Corps-port. Systémique.
Error. Terror. Horror. Hors… Bords. Sang. Sorts. Chiant.
Trésor. Essor. Ressort. Or… Pores. Sens. Forts. Chance.
Evénement du geste. Zeste de conscience. Qui reste.
Qui danse. Cadences. Cas. Pas. Danse. Dense. Pense.
Fente. Hommes. Fantômes. Femmes. Amantes. Survivantes.
Vampires. Vents pires. Goules qui coulent. Couilles qui souillent.
Habiter, habiter la bite, habiter le tas, habitat. Ta. Bi. Tait.
Infecter, incuber, inventer. Succomber. Succuber. Susciter.
Sucer, citer, situer. Tu es tuée, mutée, luttée. Pute ressuscitée.
Imager l’oxy-mort. Activer la magie, core. Hardcore, mort écartée.
Floods. Mood. Flous. Mou. Fouille, mouille. Fuite, vite, hit !
Fous voyous, codes crades, bad mad, fuck suck, drunk punk !
Drink pink, bruits cris, kiss piss, cum com fouf’ feu yummy you & me !
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