Posts Tagged ‘Poésie’
Spectre romantique
Sunday, March 28th, 2010texte ici : romantisme-allemand-philosophie.pdf
Load & Shot : overwriting pornolettriste
Sunday, March 7th, 2010Mémoire Armée Noire (MAN) - Projet
Saturday, August 8th, 2009Plaiesirs peau-et-tics
Monday, March 31st, 2008Hommage à Henri Chopin.
Le Roi est mort. Vive les Rois !
Désarroi des rois des arts, voici Charles Pennequin et Cuhel :
Charles Pennequin
LA VIE C’EST CRADE
la vie et dedans
l’envie et dedans
seulement la vacuité
de l’envie
fait crade
ou cadre
un cadre de vie
c’est le craspec
de toute chose
qui se donnerait à être
qui se donnerait
purement et simplement
sans brouillage
mais nous sommes brouillés
alors il nous faut
nous dé-brouiller
nous dé-merder
avec ce qui nous reste
de crade
pour rendre à peu près dicible
ce qui aurait pu se vivre
ce qui aurait pu être
sans que l’on ne voie là
que nos dépassements techniques
je me dépasse techniquement
=
je suis un dépassé
et je vis la révolution
dans une actualité
qui fait de moi
un révolu
il s’agit de transcrire ici
l’idée que le révolu
pourrait se révolter
le cas échéant
si l’envie lui avait passé
de vivre
—
On tournerait autour des tables et on ferait la fête. On tournerait on serait dans la fête. La fête est une table où ça tourne. On aurait nos têtes mortes. On tournerait. On serait nos têtes et la mort. On aurait des visages troués et qui tournent. Nos têtes tournées. On serait dans la fête. C’est la fête les bras ballants. C’est la fête des gens qui tournent et une table. Une table où tourner. Tous en tournant avec nos trous dans le visage et les bras qui ballottent. L’air et le ballottement. Et on aurait nos trous. On ferait de nos visages nos trous. On ferait la vie en tournant tout autour. La fête serait présente grâce à nos envies de nous réunir. Nous ne dirions rien. Nous tournerions. Ça tournerait sans cesse en nous. Et nous-mêmes des tournants. Et nous mêmes des faces de trous comme des culs. Les culs profonds de nos faces. Comme la profondeur d’un trou du cul nos visages. Comme un parallèle qui s’épouse. La parallèle du cul est une face. Et nous tournerions. Nous serions prêts à la fête. La fête est en nous. La fête est autour d’une table où ça tourne. Et ça tournerait en nous avec nos bras qui ne font rien. Ça ferait rien d’avec nos mains. Nos mains ne tiendraient rien. Nos tête en forme de cul sans fond non plus. Nos formes de cul qui tournent debout.
—
MALADE D’AMOUR
t’es malade d’amour hein t’es malade d’amour hein t’es malade d’amour qu’est-ce tu fais dans la vie à part être malade tu fais rien tu souris bêtement à la vie pourquoi tu souris bêtement à la vie parce que t’es malade d’amour hein t’es malade d’amour et tu souris bêtement à la vie et tu penses à rien c’est une bonne maladie ça dis donc ben oui c’est bon hein c’est que j’suis bien malade hein en ce moment j’suis malade d’amour hein j’suis bien malade d’amour moi en ce moment j’suis pas qu’un cérébral hein parce que les cérébrals eux ils sont pas entiers tandis que moi j’suis entier les cérébrals eux ils sont pas malades d’amour hein les cérébrals ils sont pas entiers comme moi hein ils sont pas malades d’amour comme moi moi si j’étais eux je serais pas que cérébral hein car je fais tout marcher je fais marcher les muscles comme j’ai la maladie les muscles ils réagissent aussi comme j’suis malade d’amour hein j’suis malade d’amour et le cerveau il est pas tout seul à travailler c’est tout qui travaille eux les cérébrals ils ont que le cerveau hein mais tu peux pas être uniquement cérébral si t’es malade d’amour hein parce que t’as la bite aussi y’a pas que le cérébral qui tourne dans la vie c’est la bite aussi quand t’es malade d’amour hein y’a pas que le cerveau dans la vie quand t’es malade d’amour hein quand t’es malade d’amour c’est tout là-dedans que t’es c’est dans la bite aussi que ça tourne quand t’es malade d’amour t’as pas que le cerveau ou alors t’as la bite dedans et elle tourne elle est dans ton cerveau hein et le cerveau il tourne aussi le cerveau il est tout maboule le cerveau parce qu’il est dans la bite et c’est la bite qui pense hein c’est la bite qui devient cérébrale quand t’es malade d’amour t’es cérébral de la bite quand t’es malade d’amour hein t’es malade d’amour hein t’es malade d’amour t’es malade d’amour hein t’es malade d’amour hein
—–
Cuhel
BELLE EPOQUE
époque avide de SUBSTANCE(s) qui regorge de sondeurs et de vendeurs d’âme(s), de bellâmes enculbénitées ou cucultivées en mal de bonheurs éterrés, de paradis techni-excisés et de mirages psychédélico-spirituels, de chercheurs d’âme dont les gesticulations new look, les délires newâgeux et les divagations newâgesques mettent en branle les soufflets à Mode, remplissent les discours ensectés et médiatisés — ainsi que les caisses du Fonds planétaire excrodémanciel —, diffusent des ions positifs captés par toutes les têtes branchées, ces décervelés-qui-ne-veulent-pas-se-prendre-la-tête ;
du Grand Marché dérégulé de la Dématérialisation, où le Must plus ultra est de se décorporiser pour s’envoyer en l’ère du 3w, s’éclater à mort dans l’aire w-dimentionnée — d’ouvrir une fenêtre sur un Azur bureautiqué : c’est alors que, propulsée par 144 000 octets qui entonnent un hymne silencieux à la gloire de la forme hâtique, apparaît dans l’empirée des signes une souris zélée qui vous ouvre les voies impénétrables de la cyberextase — ;
époque d’âmondanité où l’âmerie suinte de la bellimagerie immondialisée qui a enseveli le réel sous des pellicules d’épinaleries insipides, d’élucubrations âmifientes et de clichés néo-réalistico-humanistico-postmodernes ; où sur les ondes il est impératif d’arborer le pavillon de l’Ame — que l’on porte sur sa mine et sur la langue — et, dans les grandes occasions, de pratiquer le supplément d’âme (hautement tarifé !) ;
où l’on ne peut que positiver puisqu’on gère les pleins : d’essence, de sens, de santé, de hobbies, de lubies, de lobbies, de phobies, de profits, de provisions, de prévisions, de stocks, de stocks en trop, de stocks de tropes, de stocks de toc, de stocks options, de stocks de communication, de stocks de lisse, de stocks de lisibilité pédagogo-communicative, etc.
—
Extrait de POSITIV’S SPOT
[…]
envies de fête fête des envies faites-vous envie faites vos envies désirs de fête fête des désirs faites vos délires cassez votre tirelire sans modération faites-vous plaisir parce que vous le valez bien parce que vous le voulez bien fête des plaisirs faites la fête fête des délires plaisirs de fête faites pas la tête mais faites la fête fête des envies envies de fête délires de fête fête des délires délits d’ennui des lie-de-vin défits de fête désirs de délires désirs de désirs délires de désirs désirs de fête défits d’envies défaites de tête des fêtes de fête défaites vos ennuis et tout ce qui vous nuit nuit de fête fête de nuit défit de nuit désir de nuit délire de nuit plaisir de nuit ne nuit pas nuit de délire cassez votre tirelire parce que vous le valez bien parce que vous le voulez bien décidez-vous soyez pas triste soyez pas lisse soyez Alice entrez en lice et en malice faites-vous délice faites vos délices faites vos délires déliez-vous délurez-vous délivrez-vous enivrez-vous envie de nuit envie de vie vie d’envies soyez envie l’envie ça vous ennuie la vie sans ennui ça se fête perd pas la fête mais perd la tête faites pas la tête mais faites la fête casse ta tirelire et tire la lyre nuit de dé-lyre délire de fête pas de casse-tête pas de prizdetête délire-toi et baisse la tête pour faire la fête fais pas la tête adonf la teuf teufteufteufteufteufteufteufteufteufte
mare des prizdetête ?
faites la fête
faites-vous plaisir avec
FUN prizdepèzemare des blabla ?
soyez sympa
faites-vous plaisir avec
FUN plusdebaisemare des prêchi-prêcha ?
mare des rabat-joie ?
soyez sympa
voyez la vie sans hic
profitez
du réchauffement climatiqueAvec POSITIVE ATTITUDE, voyez la vie en must !
mare des croque-morts ?
n’ayez pas tort
profitez
de votre mort
[…]
—
BRAVE NEW CULTURAL WORLD
nous les KaKabedonnés KaKabidonnés KaKapitonnés KaKapitralistes KaKapitréalistes KaKapipi-à-listes KaKapipi a-idéalistes
nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des
nous la gentdeZactionnaires des gentils des jantés des argentés leZartortionnaires nantis leZactionnaireZanti- anti-réactionnaires
nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des
déKrétons la RÉVOLUTION ! HotZons ! hotZons la révolution révolutionnaire la révolution revolving la révolution KuKultuelle la révolution KuKulturelle la rêvabolition des privilèges hotZons épingler les privilégiés de la Haute Culture hotZons en finir avec les priZdetête et les têtes d’oeuf priZdebénef = plus-value = no more priZdetête = no more tête d’oeuf
nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des
DémoKratiZons ! pour cela il faut être réaliste c’est une nécessité nécessaire il faut nécessairement trouver un abominateur commun il faut nécessairement un sage vent de KaKalcul un chaKalKul Royal e = nc2 e com élémentaire mon cher λ il faut être réaliste c’est l’aquoidroiture du cirque infernal allons jusqu’au bout allons jusqu’au boutdubout de la démagcrachie
nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des
poZitivons ! poZitivons la KultuR crottons ses valeurs en Bourse déboursons pour des PCA (produits à cogitum appauvri) soyons Klean soyons Kool soyons Kitch
soyons KKK vive le Ku-KultuR-Klan !
nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des eggheads nous on a la haine des
Solilogue thanatophane
Sunday, March 2nd, 2008« Il y a toujours un mort qui parle dans son crâne. Le mort nous sort. Il sort de l’intérieur du trou. Pour nous vider de lui-même. Avec le trou du mort. C’est le mort qui veut nous vider de nous. Parce qu’on est de trop. On est toujours en trop quand on habite qu’un trou. »
« Je veux maintenant me laisser m’entendre tout le rien à me dire. »
Charles Pennequin, Bibi
On entre ainsi. Au sein de l’antre. En intrus. On est un étranger. Intrigué et intriqué. Un tri qu’est né. Qui n’est plus qu’en train d’entrer. On est très en trauma. En trop matériel. M’attirant en trou. A l’étroit. Me trayant partout. En tout autre. Outre en eau. Et en trois. En terre mais pas en toi. En tiers et sans l’être. Entièrement en lettres. On tient à l’âtre des astres. On traite notre désastre. On étreint des litres de traces. Détresse. On entre en transe. On entretient l’absence. La danse de l’hors. L’avance de la mort. L’âme ordonnançant l’arme. Larmes en or et en sang. En semblance d’ordre et d’aisance. Mais enseveli dans l’errance. Dans les ronces en instance. Instants d’attente immense. Un temps d’effroi en cadence. De froid et de démence. Dédaignant tout silence. Déteignant en déchéance. En décadence. Indécence de l’excès. Un des sens de l’abcès. On dépense en désaxé. On dérive sans succès. On arrive en liquéfié. En mortifié. On s’épave en dépravé. En drame privé. En entravé. Et on entrouvre les trous vrais. On découvre les entrailles. Les entailles. Et les failles. Les feuilles de la terreur. L’éther de mes erreurs. L’aigreur m’entraînant. En travers. En hiver. En dedans. Versant l’ivresse. Sans cesse. Et on s’empresse. Car le sang presse. Et pisse. En mon impasse. En place d’un aride. En fluide fétide. Liquide livide. Lit vide s’esquisse. Se casse et gît. Logis du jouir. Logique du nuire. Nuit de tout dire. Trou d’air. Trop d’ire. Esprit d’agonie. Et on gémit. On croit aux générations de cadavres. On noie les cas d’œuvres qui crèvent. Les cadres de lèvres qui m’achèvent. Fièvre des ténèbres qui s’entrouvrent. Sèves et tas d’ombres. Membres entrelacés dans le vide. Avidité d’anéantissement. En glissements dévastateurs. En dévorations d’impudeur. En des ventres sans peur. Sans pertes mais en meurtres. Maîtres en traîtrise. Extraits de déprise. En trait d’intérieur. En très supérieur. Entrer en péril. En leurre et en exil. Ailleurs. A leurs exaltations. Passions de l’extase. Où on exhale. Et on râle. En oral. En mort. Sororale. Et on sort.
Vie(n)s
Sunday, March 2nd, 2008Pour tant d’espoir.
Tenter toujours
après jours
et jouer avec soir
soi rêvant à l’Amour
d’Elle et à rebours
d’eux et du grand noir.
Pourtant des peurs.
Tendre tout en sable
vers ces fables
et fuir dans la torpeur
trompeuse affable
croisant l’Insaisissable
d’Elle ma terreur.
Pourtant respire.
Teinter mon air
monnaie du fier
mais pour le pire
prière si pénible
plaignant l’Imprévisible
d’Elle et son empire.
Pourtant des ports.
Teindre en départs
vers mes riens d’art
et ses reins d’or
dormir sans cible
dans l’Incompréhensible
d’Elle et de son corps.
Pour tant d’années.
Tâtonner à jamais
déjà m’adonner
et donner damnées
d’armées d’Aimer
d’Elle : Moi qui naît.
Pour T’emmener.
Conteen
Sunday, February 24th, 2008————————————————————————————
« Fais en sorte que je puisse te parler. » - Maurice Blanchot, L’Attente L’Oubli (P. 12, 19, 20, 21, 44, 83, 116)
Elle hésite mais se ravise. Il est ici et l’imagine. Elle est là et se révise. Il examine ce qu’elle n’est pas. Elle se lie et elle pense. Il s’élance et se plie. Elle panse et se plisse. Il détermine ce qu’elle lit. Elle l’élit et s’enlise. Il pense qu’elle danse. Elle l’habite en cadence. Il avise puis relance. Elle l’imagine sur son lit. Il délie ses délires. Elle s’agite en sursaut. Il délite ses assauts. Elle médite ses redites. Il évite. Elle lévite. Il délivre ses délits. Elle s’appelle. Il s’attelle à ses lancées. Elle s’étire. Il se tire. Elle retire ce qu’elle manigance. Il panse ce qu’il pense. Elle est là-bas sans arrogance. Il s’élance vers ce qu’il danse. Elle relit ce qu’elle relie. Il retire l’attirance qu’il respira. Elle inspire l’espérance de ce qu’il a. Il dérive dans les pensées qu’elle dépense et délivre. Elle dépend de ce qu’elle imagine qu’il n’est pas ici mais s’y livre. Il invite ses délires à habiter ce qui l’a incité. Elle déride ses mérites d’investigation de ce qu’il est. Il n’est déjà plus là et fait attention à ses effets. Elle y est encore et s’essaye sans intentions ni extraits. Il hait l’impensé de ce qu’elle défait. Elle aime dépenser ce qu’il a plié. Il a entériné là sa désinence. Elle ne l’a pas laissé en terrain dense. Il a avancé dans ses pensées. Elle a devancé ses méditations. Il n’est plus dans son émanation. Elle s’inclut dans l’imagination de son cœur. Il est dans l’exténuation de l’accord des reclus. Elle a plu dans son corps étendu. Il s’est plu dans ce qu’elle a été. Elle ne sait plus ce qu’elle a défendu. Il est las et détendu. Elle est là et l’a entendu. Il héla le malentendu. Elle hait l’inattendu. Il n’est plus que tendu. Elle se détend. Il s’étend. Elle l’attend. Il attend. Ils sont là. Elle s’entend au-delà. Il s’apprend indécis. Elle détend l’imprécis. Il est patent et ici. Elle est latente dans l’attente. Il se tend en s’épatant. Elle a tant de temps datant. Il s’est en étendant l’étang. Elle étrangle l’attente dans ses angles. Il arrange la détente de ses anges. Elle mélange ses louanges en longeant ses phalanges. Il allonge l’étrange songe des mélanges de mensonges. Elle s’engage dans les virages des mirages de ces visages. Il envisage les images de ce qu’elle change dans ses louanges. Elle dévisage ce qui la démange. Il lui mange ce qu’elle engage. Elle dégage ce qu’il engrange. Il déloge ce qui l’engorge. Elle se loge analogue. Il déjante et déchante. Elle retente ce qui l’exsangue. Il attente à ce qui tangue. Elle s’allonge à la longue. Il élongue ses langues. Elle harangue pour qu’il s’arrange. Il se range dans sa gangue. Elle ronge et dérange. Il plonge en adhérant. Elle enrage de l’inhérent. Il se venge de l’atterrant. Elle vendange le différent. Il veut l’ange de Satan. Elle nage dans les courants. Il s’enterre en courrant. Elle erre en mourrant. Il la hait pour le désert. Elle est en cours de désir. Il est à jour et si sourd. Elle aime autour et l’attire. Il s’étire et en rit. Elle le prie et s’étend. Il lui sourit. Elle l’attend. Elle l’étreint en images. Il s’éteint en rivages. Elle le craint en présages. Il recrée malgré les âges. Elle dépeint ses adages d’exécrée. Il déteint et se ravage de sacré. Elle advient en décalages de ses emprunts. Il revient des étalages de ce qu’elle lui teint. Elle retend les traits de ses nuages pour qu’il caresse ses attraits. Il paresse mais déménage lentement et à côté. Elle se ment sur son ivresse et sa vérité. Il s’éprend de ce qu’elle laisse déborder. Elle aborde la sagesse de l’anxiété. Il regarde la Déesse de satiété. Elle se garde en détresse. Il dégrade sa prêtresse. Elle le déteste par mégarde. Il l’atteste comme hagarde. Elle est preste. Il s’attarde. Elle peste contre ce qu’elle pense. Il reste à l’encontre de son exigence. Elle s’exerce à l’extraire de ses engeances. Il s’entraine à ce qu’il perce en silence. Elle réfrène ses avances pour se taire en absence. Il freine sa dépendance mais se démène dans ses fantasmes. Elle emmène toutes ses rengaines mais ramène ses sarcasmes. Il s’arrache à sa peine et détache son imaginaire. Elle harnache ses nerfs et promène ses airs. Il hache sa haine et tache l’éther. Elle se fache et désespère. Il se cache et se perd. Elle crache fière en bas. Il lache ce qu’elle a. Elle le dédaignera. Il la regagnera. Ils sont là. Elle s’ennuie. Il lui sourit. Elle s’enfuit. Il se guérit. Elle dépérit entière. Il s’aguerrit en prière. Elle se pourrit de prix amers. Il se nourrit de fruits érotifères. Elle ne s’autorise qu’à le laisser faire. Il terrorise ses pensées les plus délétères. Elle agonise et s’éternise engoncée en cimetière. Il l’ignominise enfoncée dans les artères qu’il s’efforce d’encenser en imaginaire. Elle minimise la portée transcendée des traces sanguinaires qu’il éclabousse en luminaire. Il presse et pousse ce qu’elle représente comme précipice. Elle stresse et tousse dans l’inquiétante transe qu’il tisse. Il tasse ce qu’elle place et casse ce qu’elle glace. Elle cesse sa cécité et blesse sa beauté. Il dépasse le limité et ressasse le dynamité. Elle s’affesse prête à l’affront. Il halète, se fond et froisse. Elle décrète la fin des fesses. Il sécrète la faim des seins et l’angoisse. Elle regrette et se plaint de la poisse. Il s’entête en fantasmes. Elle ne pense qu’au marasme. Il imagine ses orgasmes. Elle tance tout spasme. Il extermine la patience. Elle s’indétermine en absence. Il s’illumine en jouissance. Elle termine ses dépenses. Il se répand en immense. Elle se déprend en tempérance. Il décline la violence. Elle s’incline vers l’ambiance. Il se domine. Elle examine. Il s’assassine et puis renaît. Elle s’alanguit et reconnaît. Il la décèle puis la dévoile. Elle le surveille en franche faille. Il s’éveille à l’étanche de sa paille. Elle réveille les branches sans fiançailles. Il s’émerveille devant celle qu’il imagine à sa taille. Elle tressaille en pensées qu’elle retaille. Il détaille l’envie d’elle. Elle écaille son vernis. Il éraille sa vie. Elle déraille dans le gris. Il éparpille ce qu’il est. Elle écarquille ses yeux dorés. Il s’écartèle sans sourciller. Elle si belle est titillée. Il est rebelle à ce qu’il croit. Elle s’appelle Lilitha. Ils sont là. Elle ne renonce pas. Il ne rince aucun éclat. Elle n’oubliera rien. Il espérera son bien. Elle se souvient de ses émois. Il s’en revient toujours en soi. Elle ceint son sang d’exploits étroits. Il tient constant à ce qu’elle lui doit en froid. Elle pense à ce qu’il pince dans ce qu’elle évince. Il coince la redevance qu’elle lui dénonce dans son enfance. Elle fronce ce qu’il n’enfreint qu’afin de s’offrir. Il s’annonce sans en sortir. Elle balance à se découvrir. Il pleure à n’en pas revenir. Elle a peur de ne plus en finir. Il s’active et s’aère en devenir. Elle dérive mais se repère à son avenir. Il se rive à sa fièvre sans pouvoir s’exprimer. Elle arrive sans vivre ni pouvoir parler. Il salive et s’élève sans la redresser. Elle se délave et se délivre sans rien lui adresser. Il rêve qu’il se love dans sa lave. Elle crève de ce qu’il s’épave. Il grève gravement tous ses griefs. Elle s’agresse gracieusement et en reliefs. Il graisse la grâce d’elle dans son fief. Elle saisit ce qu’il embrasse en bref. Il moisit sans qu’elle l’enlace en bleus. Elle l’agit en signes de feu. Il régit ce qu’il lui veut. Elle s’indigne contre ses creux. Il cligne blême du vide d’eux. Elle se pâme en je. Il s’enflamme en jeu. Elle est femme mais n’a pas. Il hait l’âme mais sans pas. Elle voit l’homme devant soi. Il l’aime vraiment Lilitha. Elle l’attend. Il l’apprend. Elle est un poème jusque là. Il lui sourit. Elle s’y mire mais en tracas. Il l’admire dans l’embarras. Il l’imagine mais les mots restent cois. Elle l’imagine mais ses maux restent lois. Il lit magies et marges mais s’essouffle en terne moi. Elle lève maints amas d’un cinéma qui alterne faux et rois. Il mèle mille plaies aux plis de celle qu’il transformera. Elle déforme l’aura de ce qu’il aura lié. Il informe l’oral de ce qu’elle lui a vrillé. Elle fermente ce qu’il fomente en très crié. Il augmente ce qui l’inspire vers son univers. Elle tourmente les sphères de l’envers dans ce qui luit. Il élance ce qu’elle lui suggère sans bruit. Elle élude ce qu’il tempère vers Cythère. Il est rude et espère encore un tiers. Elle est nue et sépare en cœur son tueur. Il est toujours muet mais sa vue est une lueur. Elle lui fait l’ardeur d’un honneur en tu. Il lui feint l’odeur d’un malheur têtu. Elle apparaît plus que jamais devant l’ému. Il disparaît moins que jamais dans le vent des murs. Elle hait le manque de murmure et d’éclair sans armure. Il aime qu’elle l’ancre dans l’amertume de ses blancs si purs. Elle a ce son pourtant si loin de l’écume de ces jours durs. Il craque enfin et inspire à temps. Elle croque parfum soupire et s’éprend. Il lui écrit et le lui dit. Elle répond en lui criant. Il lui sourit. Elle l’attend. Ils sont là. En vie.
Embrasures
Sunday, February 24th, 2008Inspiré par les films de Tsaï Ming-Liang
Embrase ur-
gemment l’ambre
azur.
Embrasse ar-
demment l’ombre
hasard.
En braise or-
ganique imbr-
ique hors.
En bras er-
ratique un br-
ic-à-l’air.
Embrise ir-
respiration br-
is si ont jouir.
Embrasures
fuyant l’embr-
uyant à pures.
“On ne fait pas de poésie sans casser d’œufs” (C. Prigent)
Saturday, February 16th, 2008lame-air
d e : d e u x : d’ e u x : d’ œ u f s
la mère
… l’âme … erre …
la mer
d e : d e u x : d’ e u x : d’ œ u f s
l’amer

