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AVALON - le Fantastique de la Disparition

Thursday, December 10th, 2009

AVALON - DVD

 

Si, comme chez Antonioni, la disparition altère la distinction entre réalité et fiction, elle n’est pas, chez Mamoru Oshii, mise en image de la même manière. En effet, Avalon est un film fantastique, c’est à dire, un film où l’équivoque entre rationalité et irrationalité -mais aussi entre naturel et surnaturel- crée une atmosphère d’étrangeté (à soi, au monde), transcrivant l’angoisse de vivre.

[Cette définition du fantastique repose sur la définition littéraire de T. Todorov]

Ainsi, Avalon nous fait éprouver, via une expérimentation complexe et ardue de l’imaginaire, la hantise de l’absence, revenance risquant de s’absolutiser en kénose du sens. C’est donc un film fantastique dont l’inspiration la plus explicite et revendiquée vient du court-métrage de Chris Marker, La Jetée (1962).

Le titre, Avalon, fait référence à la légende arthurienne (île mythologique où errent les immortels), mais aussi à un jeu vidéo de guerre (l’univers virtuel du film), et, à la « classe réelle » de ce même jeu vidéo (la partie spectaculaire du virtuel). Ces trois niveaux de compréhension sont à appréhender ensemble, faisant d’Avalon le lieu de disparition principal du film.

Dans ce film, l’entrée dans le jeu se comprend comme le passage de la réalité à la virtualité. C’est la présence d’Ash -l’héroïne-, qui définit cette distinction, et ce sont les disparitions l’affectant qui en altère la portée. Ash est une joueuse solitaire, à la survie quotidienne banale et sombre, elle ne vit que par le jeu car il lui rappelle l’épopée qu’elle vécut avec son ancienne équipe, les “Wizards”, avant que son amant Murphy ne disparaisse, perdu à jamais dans la virtualité.

C’est pour le retrouver qu’Ash tentera d’aller au bout du jeu, en accédant à cette si mystérieuse « classe réelle », épreuve finale de la disparition. Comment le cinéma fantastique parvient-il à nous montrer la difficulté de cette épreuve ?

Pour y parvenir, Ash doit parcourir les deux systèmes de sens que nous allons vous développer dans nos deux premières parties :

I – Le système fantastique de la survivance.

II – Le système neutre du spectacle.

Ce sont les rapports entre ces deux systèmes de sens qui nous amèneront à notre troisième partie, plus directement ancrée à notre problématique :

III – Impacts des lieux de disparitions sur la vie.

 

L’intégralité du texte : avalon-le-fantastique-de-la-disparition.pdf

 

Le “Monde” de “Sein und Zeit”

Saturday, November 21st, 2009

 

Introduction

- Afin de fonder la phénoménologie sur une ontologie, c’est-à-dire de mettre en question les conditions de l’apparaître à partir du rapport de l’Etre aux étants, donc du rapport de ce qui peut être là au temps, à l’espace et aux autres, Martin Heidegger conceptualise le “monde” tout au long de Sein und Zeit. Partant du sens de l’être pour mieux souligner -via une analytique existentiale- que le monde constitue le “dasein” (soit l’être-là), Heidegger cheminera de la mondanéité du monde à son historialité, en passant sur son problème majeur -au regard de la tradition philosophique- : sa transcendance temporelle. Ce problème n’est abordé de front qu’au § 69, paragraphe vers lequel nous désirons nous orienter dans ce commentaire. Mais pour parvenir à en saisir les différents principes, il nous faut d’abord parcourir la construction ontologique et la compréhension du monde.

- Heidegger nous prévient : “Le Dasein n’est jamais « d’abord » un étant pour ainsi dire « libre-d’être-à… », qui aurait occasionnellement envie d’assumer une « relation » au monde. Assumer de telles relations au monde n’est possible que parce que le Dasein est comme être-au-monde ce qu’il est. Cette constitution d’être ne prend pas naissance du simple fait qu’en dehors de l’être qui a le caractère du Dasein est sous-la-main un autre type d’étant qui se rencontrerait avec lui. « Se rencontrer avec » le Dasein, cet autre étant ne le peut que pour autant qu’il peut en général se montrer à partir de lui-même à l’intérieur d’un monde.” (§ 12) : le monde serait donc lieu de rencontre de l’Etre et des étants, il en serait la condition d’entre-vue (ou de co-apparition).

- Plus encore : “Ni la description ontique de l’étant intramondain, ni l’interprétation ontologique de l’être de cet étant ne touchent, comme telles, au phénomène « monde ». Dans l’un et l’autre modes d’accès à l’« être objectif », le « monde » est déjà — et diversement — « présupposé ».” (§ 14) Cela signifie que pour arriver à conceptualiser le “monde” en tant que tel, il ne suffit pas de comprendre comment les étants sont dans le monde, ni même comment l’Etre est au monde.

- “N’est-il pas possible, enfin, de traiter le « monde » comme une détermination de l’étant cité ? Cet étant, nous le qualifions pourtant bien d’intramondain. Le « monde » serait-il même un caractère d’être du Dasein ? Et tout Dasein aurait-il alors « de prime abord » son monde ? Mais le « monde » ne devient-il pas ainsi quelque chose de « subjectif » ? Ou comment dans ces conditions peut-il y avoir encore ce monde « commun » « dans » lequel nous sommes pourtant bel et bien ? Et lorsque la question du « monde » est posée, quel monde est-il donc visé ? Réponse : Ni celui-ci, ni celui-là, mais la mondanéité du monde en général. Quel chemin suivre pour atteindre ce phénomène ? (§ 14)

 

Le texte en intégralité :

le-concept-de-monde-dans-sein-und-zeit.pdf

Sur l’azur des us et ruses de la rue

Saturday, February 28th, 2009

 

La rue enroue la voie du système

Se rue en roue envoi de lutthèmes

Le ru s’enroule de voix qui tord peur

La ruse en joue l’avoir qui se meurt   

 

Rumeur et amertume allument clameur de l’âme et lueur d’écume

Car la rue meurt à mère brume de larmes en vacarmes posthumes 

 

La rune s’enracine en résistance

Se ruine s’assassine en finance  

Le raz de sang bassine la ville 

L’art use l’encens signe inutile 

 

Humeur et vie murmurent l’envie sur rêves d’avis et de sueurs 

Car la rue mûrit les murs de la grève de gravats ravis d’ailleurs 

 

L’erre hue la valeur de peinombre

Sert plus le malheur des nombres

Le sursaut râleur en noms de pas

L’azur sur l’eau chaleur de l’éclat   

 

Sous l’épave et le grave le lieu jeunes en noeud qui savent le jeu

Car la rue soulève l’entrave de vieux en chaînes avec leurs mieux  

 

L’heure unie sonne l’autre commune

Serre eue nid vers le nôtre l’hommune

Le sursis d’hiver déconne à l’envers

L’assure action varie le bond d’enfer 

 

 

Revenance plurielle

 

qui s’avance en elle 

 

Clairière de France

 

mystère qui s’élance  

 

Fureur du cri qui croît

 

Car la rue a l’esprit dur

 

et l’encre du choix !  

 

En écho à Agamben

Tuesday, December 30th, 2008

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Le lieu de l’Art

se trace dans

le palimpseste du

geste

où de la vie

sur-saute à l’infini

 

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‘Artship-elles’ ou l’Ecriture coalescente

Saturday, November 22nd, 2008

A consulter ici : artship-elles-ou-lecriture-coalescente.pdf