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DINHUMAINS

Saturday, January 16th, 2010

 

 

pi

trois

ca²s tord

the pixels

pique celle qui

épique nique elle

crois (fort)

 

à la respiration - à la pixelibération - à l’action -

à la poinçonnification - à la virtualisation

des sons

des tons

des cons

d’humains

 

 

di

nues

mains

dits n’hument

qu’un humanosaure

quelle conque météore

(s-)hit !

 

impact - désastre - condition errante - contact -

d’inhumains - prostitution marrante - d’inhumant

leur destin

leur festin

leurs fesses

de putains

 

 

vie

de joie

abat rage

bords et cris

morts humides

mord présences

chaudes danses (et acides)

 

Hey Girl !

Friday, March 21st, 2008

Hey Girl ! de Romeo Castellucci

 

« Hey Girl ! est un Ave Maria de la Banalité. » - Romeo Castellucci

 

Or y gît n’est l’espoir
de vie
de visu elle déesse
déhiscente
sang tenir au magma matériel
matricide acide s’écoule
s’écroule
sexe houle où le sous-ci s’abs-
hante l’absinthe de sainte sein
plie
cité.

Si t’es ténue tenue ne tue
ne tu et si nue ingénue
insinue usine use génie
muse
unité limitée imitée mais
immythée nuitée de dés
liquidée lie qu’idée hideux
di-eux
d’yeux ?

Diseuse ose se pose os
cynique
tant soir choir temps
scénique
ni erre n’hier nid d’art-senic
scène hic insane un
ça sciable
s’y habitue bille mue ange
jette en joie an plein en un
dit :
geste.

Gène en noeud haineux
et nous dénoue dénie
anime abime imprime
supprime
su prix en mot mordant
mais corps décor démord
demeure des murs d’aimant
songe
sont je !

Jeu demain maints
tenants
saint-serment seins
serrement
sensuelles sue aile mêle b-anal
bas mal et lacrymal crime al-
arma
cri mâle amalgama agalma
à l’hymne anima l’image lit
pâle
âge.

Cri adolescent (07/2006)

Tuesday, February 12th, 2008

Et si l’univers s’oxygénait gênant l’envers de mes vers et la misère mimant intimement l’éphémère mère de mes mystères d’aimant aimer et si le monde vacillait si vaillamment et brillait si ardemment tant en adoucissant les sangs si démunis qu’en salissant les us d’inouïs phallus inédits et si le langage nageait déjà sans jamais se ménager dans ces flots sans mots ces eaux d’encens où nos os soulagés nous envisageait dévisagés épiés et saccagés d’impiété et si la nature était une aventure en devenir dans l’avenir en pâture et en peinture dans une culture à venir vernie d’écriture future qui nous sourit ironiquement et si les hommes s’ornaient d’auras dorées m’enthousiasmant en tout en rien en vous au sien en nous on viens m’enjouant en joies en jouir en jour où rangent les anges déjantés mais très gentils et si les femmes amies à moi âmes aux abois découvraient vraiment l’amant dément d’envier les vies évidées d’ennuis de nuits sans nuire ni luire et grand d’un blanc dans le corps encore sans sport et sans essor et si l’existence dansait dans ces immensités sans impossibilité dans ces espaces sans menaces dans ces ailleurs sans rancoeurs dans ces utopies sans dépit ni répit dans ces rêves sans trève dans cet espoir sans soir ni noir et si le temps s’étendait sans entendre ni éteindre sans étreindre ni atteindre sans attendre ni apprendre mes transes sans transpirations mes sons sans conspirations sans aspirations ni inspirations mes passions sans transitions ni décisions sans fusions ni fissions sans tentations ni prétentions et si la vérité s’édifiait humide timide et terrifiée au milieu de sombres ombres errant et enterrant les atterrantes banalités les aberrantes inimitiés et investissant le refuge des préjugés ajustés à l’injustice et si le bonheur se cristallisait dans l’apparition d’une fente fantastique née des flèches éffilochées d’un Cupidon aux dons limpides et bons d’une faille folle fille d’une foule fouillée effrontée et fruitée d’une béance en silence en instance de transcendance en apparence d’innocence mais en absence d’essence de sens et si le désir se désistait pour insister ou existait pour résister pour inviter sans éviter les pleurs d’erreurs et d’horreurs les larmes sans charme ni vacarme les sanglots de glauques scènes et le cloaque de l’obscène et si les émotions tourbillonaient comme un mistral théâtral comme des alizés amusés comme un zéphyr de soupirs et bouillonnaient dans un magma amalgamé d’orgasmes métonymiques et de spasmes métaphoriques et si les sentiments s’intensifiaient tels les effluves d’un fleuve arrosé de roses tels le vent chantant virevoltant murmurant odorant suavement ses soubresauts et sa torpeur d’eau et de fleurs et si le plaisir s’oxydait pour aidait l’excitation à réchauffer l’effet de faux défauts ensoleillant mes frissons en ensommeillant mes déceptions d’un soupçon de glaçons et si le hasard jouait mes journées au casino des cas ignorés rétablissant l’égalité des qualités sans réhabiliter l’équiprobabilité mais en esquissant l’exquis puissant et si la mort explicitait la matrice du délice le terreau des héros le coeur de mes humeurs le miel de notre ciel le nectar de l’avatar de l’art et si l’amour purifiait fièrement les méandres des sarcasmes de mes fantasmes en évanouissant le prendre derrière l’éprendre me violant sans violons.

Et si la réalité me jetait un oui ouï et jouis ?