Promenade Chán (禅) ou l’Eloge de la Frivolité
Sunday, January 18th, 2009“La frivolité est ce que nous avons de meilleur. Nous louer nous-mêmes d’être frivoles nous bouleverse : c’est comme si l’on touchait en nous à un centre inconnu.” (Maurice Blanchot, Le Dernier Homme, P. 114)
“Au moment du départ, j’ai annoncé au moine (bouddhiste) que je m’en allais tourner un film porno ! Il a éclaté de rire et je suis parti !” (Tsaï Ming-Liang, à propos de son film 天边一朵云 Tiān Biān yī Duǒ Yún, en ITW)
Un nuage flotte nu au gré du sens
à l’horizon de l’or solitaire
à l’eau des sons du vent de terre
à l’ombre de nos traits imaginaires.
Un nuage de dentelle danse dans le vide
nouant des bords en vague rire
nuant sans bris nos corps à lire
néant debout s’envole et puis respire.
Un nuage affleure au-delà de ses voiles
ouvrant à l’allure allusive du vent
oeuvrant à l’air du rythme et de l’élan
offrant à l’inconnu le cri de ses présents.
Un nuage frivole part léger en un soupir
vers des ailleurs à l’aube d’une cascade
vers déambule libre en dérobade
vers des éclats en bulles de promenade.