Conteen
Sunday, February 24th, 2008————————————————————————————
« Fais en sorte que je puisse te parler. » - Maurice Blanchot, L’Attente L’Oubli (P. 12, 19, 20, 21, 44, 83, 116)
Elle hésite mais se ravise. Il est ici et l’imagine. Elle est là et se révise. Il examine ce qu’elle n’est pas. Elle se lie et elle pense. Il s’élance et se plie. Elle panse et se plisse. Il détermine ce qu’elle lit. Elle l’élit et s’enlise. Il pense qu’elle danse. Elle l’habite en cadence. Il avise puis relance. Elle l’imagine sur son lit. Il délie ses délires. Elle s’agite en sursaut. Il délite ses assauts. Elle médite ses redites. Il évite. Elle lévite. Il délivre ses délits. Elle s’appelle. Il s’attelle à ses lancées. Elle s’étire. Il se tire. Elle retire ce qu’elle manigance. Il panse ce qu’il pense. Elle est là-bas sans arrogance. Il s’élance vers ce qu’il danse. Elle relit ce qu’elle relie. Il retire l’attirance qu’il respira. Elle inspire l’espérance de ce qu’il a. Il dérive dans les pensées qu’elle dépense et délivre. Elle dépend de ce qu’elle imagine qu’il n’est pas ici mais s’y livre. Il invite ses délires à habiter ce qui l’a incité. Elle déride ses mérites d’investigation de ce qu’il est. Il n’est déjà plus là et fait attention à ses effets. Elle y est encore et s’essaye sans intentions ni extraits. Il hait l’impensé de ce qu’elle défait. Elle aime dépenser ce qu’il a plié. Il a entériné là sa désinence. Elle ne l’a pas laissé en terrain dense. Il a avancé dans ses pensées. Elle a devancé ses méditations. Il n’est plus dans son émanation. Elle s’inclut dans l’imagination de son cœur. Il est dans l’exténuation de l’accord des reclus. Elle a plu dans son corps étendu. Il s’est plu dans ce qu’elle a été. Elle ne sait plus ce qu’elle a défendu. Il est las et détendu. Elle est là et l’a entendu. Il héla le malentendu. Elle hait l’inattendu. Il n’est plus que tendu. Elle se détend. Il s’étend. Elle l’attend. Il attend. Ils sont là. Elle s’entend au-delà. Il s’apprend indécis. Elle détend l’imprécis. Il est patent et ici. Elle est latente dans l’attente. Il se tend en s’épatant. Elle a tant de temps datant. Il s’est en étendant l’étang. Elle étrangle l’attente dans ses angles. Il arrange la détente de ses anges. Elle mélange ses louanges en longeant ses phalanges. Il allonge l’étrange songe des mélanges de mensonges. Elle s’engage dans les virages des mirages de ces visages. Il envisage les images de ce qu’elle change dans ses louanges. Elle dévisage ce qui la démange. Il lui mange ce qu’elle engage. Elle dégage ce qu’il engrange. Il déloge ce qui l’engorge. Elle se loge analogue. Il déjante et déchante. Elle retente ce qui l’exsangue. Il attente à ce qui tangue. Elle s’allonge à la longue. Il élongue ses langues. Elle harangue pour qu’il s’arrange. Il se range dans sa gangue. Elle ronge et dérange. Il plonge en adhérant. Elle enrage de l’inhérent. Il se venge de l’atterrant. Elle vendange le différent. Il veut l’ange de Satan. Elle nage dans les courants. Il s’enterre en courrant. Elle erre en mourrant. Il la hait pour le désert. Elle est en cours de désir. Il est à jour et si sourd. Elle aime autour et l’attire. Il s’étire et en rit. Elle le prie et s’étend. Il lui sourit. Elle l’attend. Elle l’étreint en images. Il s’éteint en rivages. Elle le craint en présages. Il recrée malgré les âges. Elle dépeint ses adages d’exécrée. Il déteint et se ravage de sacré. Elle advient en décalages de ses emprunts. Il revient des étalages de ce qu’elle lui teint. Elle retend les traits de ses nuages pour qu’il caresse ses attraits. Il paresse mais déménage lentement et à côté. Elle se ment sur son ivresse et sa vérité. Il s’éprend de ce qu’elle laisse déborder. Elle aborde la sagesse de l’anxiété. Il regarde la Déesse de satiété. Elle se garde en détresse. Il dégrade sa prêtresse. Elle le déteste par mégarde. Il l’atteste comme hagarde. Elle est preste. Il s’attarde. Elle peste contre ce qu’elle pense. Il reste à l’encontre de son exigence. Elle s’exerce à l’extraire de ses engeances. Il s’entraine à ce qu’il perce en silence. Elle réfrène ses avances pour se taire en absence. Il freine sa dépendance mais se démène dans ses fantasmes. Elle emmène toutes ses rengaines mais ramène ses sarcasmes. Il s’arrache à sa peine et détache son imaginaire. Elle harnache ses nerfs et promène ses airs. Il hache sa haine et tache l’éther. Elle se fache et désespère. Il se cache et se perd. Elle crache fière en bas. Il lache ce qu’elle a. Elle le dédaignera. Il la regagnera. Ils sont là. Elle s’ennuie. Il lui sourit. Elle s’enfuit. Il se guérit. Elle dépérit entière. Il s’aguerrit en prière. Elle se pourrit de prix amers. Il se nourrit de fruits érotifères. Elle ne s’autorise qu’à le laisser faire. Il terrorise ses pensées les plus délétères. Elle agonise et s’éternise engoncée en cimetière. Il l’ignominise enfoncée dans les artères qu’il s’efforce d’encenser en imaginaire. Elle minimise la portée transcendée des traces sanguinaires qu’il éclabousse en luminaire. Il presse et pousse ce qu’elle représente comme précipice. Elle stresse et tousse dans l’inquiétante transe qu’il tisse. Il tasse ce qu’elle place et casse ce qu’elle glace. Elle cesse sa cécité et blesse sa beauté. Il dépasse le limité et ressasse le dynamité. Elle s’affesse prête à l’affront. Il halète, se fond et froisse. Elle décrète la fin des fesses. Il sécrète la faim des seins et l’angoisse. Elle regrette et se plaint de la poisse. Il s’entête en fantasmes. Elle ne pense qu’au marasme. Il imagine ses orgasmes. Elle tance tout spasme. Il extermine la patience. Elle s’indétermine en absence. Il s’illumine en jouissance. Elle termine ses dépenses. Il se répand en immense. Elle se déprend en tempérance. Il décline la violence. Elle s’incline vers l’ambiance. Il se domine. Elle examine. Il s’assassine et puis renaît. Elle s’alanguit et reconnaît. Il la décèle puis la dévoile. Elle le surveille en franche faille. Il s’éveille à l’étanche de sa paille. Elle réveille les branches sans fiançailles. Il s’émerveille devant celle qu’il imagine à sa taille. Elle tressaille en pensées qu’elle retaille. Il détaille l’envie d’elle. Elle écaille son vernis. Il éraille sa vie. Elle déraille dans le gris. Il éparpille ce qu’il est. Elle écarquille ses yeux dorés. Il s’écartèle sans sourciller. Elle si belle est titillée. Il est rebelle à ce qu’il croit. Elle s’appelle Lilitha. Ils sont là. Elle ne renonce pas. Il ne rince aucun éclat. Elle n’oubliera rien. Il espérera son bien. Elle se souvient de ses émois. Il s’en revient toujours en soi. Elle ceint son sang d’exploits étroits. Il tient constant à ce qu’elle lui doit en froid. Elle pense à ce qu’il pince dans ce qu’elle évince. Il coince la redevance qu’elle lui dénonce dans son enfance. Elle fronce ce qu’il n’enfreint qu’afin de s’offrir. Il s’annonce sans en sortir. Elle balance à se découvrir. Il pleure à n’en pas revenir. Elle a peur de ne plus en finir. Il s’active et s’aère en devenir. Elle dérive mais se repère à son avenir. Il se rive à sa fièvre sans pouvoir s’exprimer. Elle arrive sans vivre ni pouvoir parler. Il salive et s’élève sans la redresser. Elle se délave et se délivre sans rien lui adresser. Il rêve qu’il se love dans sa lave. Elle crève de ce qu’il s’épave. Il grève gravement tous ses griefs. Elle s’agresse gracieusement et en reliefs. Il graisse la grâce d’elle dans son fief. Elle saisit ce qu’il embrasse en bref. Il moisit sans qu’elle l’enlace en bleus. Elle l’agit en signes de feu. Il régit ce qu’il lui veut. Elle s’indigne contre ses creux. Il cligne blême du vide d’eux. Elle se pâme en je. Il s’enflamme en jeu. Elle est femme mais n’a pas. Il hait l’âme mais sans pas. Elle voit l’homme devant soi. Il l’aime vraiment Lilitha. Elle l’attend. Il l’apprend. Elle est un poème jusque là. Il lui sourit. Elle s’y mire mais en tracas. Il l’admire dans l’embarras. Il l’imagine mais les mots restent cois. Elle l’imagine mais ses maux restent lois. Il lit magies et marges mais s’essouffle en terne moi. Elle lève maints amas d’un cinéma qui alterne faux et rois. Il mèle mille plaies aux plis de celle qu’il transformera. Elle déforme l’aura de ce qu’il aura lié. Il informe l’oral de ce qu’elle lui a vrillé. Elle fermente ce qu’il fomente en très crié. Il augmente ce qui l’inspire vers son univers. Elle tourmente les sphères de l’envers dans ce qui luit. Il élance ce qu’elle lui suggère sans bruit. Elle élude ce qu’il tempère vers Cythère. Il est rude et espère encore un tiers. Elle est nue et sépare en cœur son tueur. Il est toujours muet mais sa vue est une lueur. Elle lui fait l’ardeur d’un honneur en tu. Il lui feint l’odeur d’un malheur têtu. Elle apparaît plus que jamais devant l’ému. Il disparaît moins que jamais dans le vent des murs. Elle hait le manque de murmure et d’éclair sans armure. Il aime qu’elle l’ancre dans l’amertume de ses blancs si purs. Elle a ce son pourtant si loin de l’écume de ces jours durs. Il craque enfin et inspire à temps. Elle croque parfum soupire et s’éprend. Il lui écrit et le lui dit. Elle répond en lui criant. Il lui sourit. Elle l’attend. Ils sont là. En vie.
