Posts Tagged ‘Amour’

désertion. frétillante.

Friday, February 12th, 2010

 

-tir. ailleurs. à l’heur.

pas. à deux. en douce.

-mir. écart. et. cris.

là. loin. en coins. en

corps.

 

-pir. sourires. rares.

flou. fous. afflux. lus.

-rir. bouches bées.

flots. faufilés. feux. et

forts.

 

-uir. à poils. à peaux.

jeux. réjouis. déjà.

-sir. oser. oasis. pisse.

jus. nuages. nous. en

traits.

 

-gir. gais. goûts. dés.

clic. tact. toi. traces. clin.

-nir. -mer. -cher. -dir.

 

-tiller.

 

Inconscient & Conscience “à l’ombre des jeunes filles en fleurs” proustiennes

Friday, December 11th, 2009

Le texte est par ici : inconscient-conscience-dans-a-lombre-des-jeunes-filles-en-fleurs.pdf

Sur-prendre

Sunday, November 1st, 2009
s’enfonçant dans la béance nuisance sonore son sang -puissance de fond- s’enfonçant dans la nuit immense aurore chanson -puissance de feu-
dans le truc profondément dans la pénombre pénétration dans -passionnément- le trop l’ombre portée profondément dans le trou -putainement-
soudain -écho grondant- les cris l’égorgement l’agonie -hurlements- l’écrit l’écartèlement l’orgasme -silence bruyant- strident d’un sou-
ffle
fuite en avant dans l’espacement -éclairs lueurs- en avant dans les corps dans les gens -râles en sueurs- fuite en coup de dent écoute -le vent qui pleure-
précipités noirs pleins d’obscurité -vide abymé- vite dans les soirs d’étés de chiens -abysses osés- précipités près des pressoirs du chaud -chuté-
transant dans l’air des traces -fracas- dansant dans l’ère des crasses -effroi- transant dans les carcasses d’hier -des tas- dansant dans la poussière de
pas

 

plongé encore frétillant -la pisse éclabousse- jeté frais mort changeant -éclabousse l’impasse- plongé si fort coulant -pissant l’impasse- hors d’élan
rauque et planante la voix échappe lancinante et glauque -valses au loin- rauque achoppe à l’époque sans choix lente choquante -valses au coin-
s’étendant comme une ondée commune nos sourires -instants volés- s’étendant comme une montée de lunes tous nos rires -instants violés- en ri-
cochets
tourne-toi voilà comme ça oui plus bas -silhouettes confuses- penche-toi lèche-là mais oui c’est ça -allumettes qui fusent- oui oui déjà -ou pas-
débordant de vigueur liqueurs -sa présence- de vies s’accordant à la langueur -si intense- débordant de torpeur moqueurs -saisit sa chance-
elle me parla et ce fut un génocide -déclic- elle explosa toutes les pensées à l’acide -éclipse- elle me toucha humide des massacrées -apocalypse- elle
m’aima

 

zoommant sur sa salive abondante et bandante -vive- gros plan qui lave l’image attachante et tâchante -morte- dézoommant rampante et pente -vive-
aventures inventées de toutes liesses -déchirements- la nature éventrée de toutes pièces -déchiquettements- ouvertures ravinée de -dépècements-
ils se perdent toujours au retour -lave en fusion- ils se perdent à rebours des jours -lave télévision- ils se perdent sans recours là sourds -et c’est
l’évasion
s’enfonçant dans les fesses du destin sans limite -évacuations de la zone- s’enfonçant dans la face son festin dynamite -éjaculations de la zone-
dans l’antre virale des pirates du poème qui entrent qui ratent dans -chier la littérature- l’entente cadavérique des pires potes qui papotent -la lâcher-
rigoles visqueuses -charmes et larmes- si folles ruineuses -alarmes enchantées- rigoles visqueuses -vacarmes attentés- si folles heureuses -armes pour sur-

 

 

 

sauter

Amour et Solitude : deux citations de situations

Friday, May 22nd, 2009

 

“L’amour est un jeu dont vous êtes le héros. Vous pourriez y laisser votre peau. Plutôt ça, à tout prendre, que d’en sortir.

 

Vous n’avez jamais connu ça. Vous ne voudriez plus connaître que ça. Vous ne savez pas comment connaître encore ça. Vous ne pourrez connaître mieux que ça.

 

(…) Vous aimeriez écrire la lettre que vous ne lui avez jamais écrite -même si vous lui en avez écrit, et des tartines. Chaque mot est un tact. Les phrases doivent déposer, comme goutte à goutte, leur tact sur la peau sans peau, cette peau en dessous de la peau, de l’autre. Elle est, selon l’expression, à fleur de peau; se trouve l’être, mais, assez forte pour se protéger du monde, qui lui fut plutôt hostile, cette seconde peau, à fleur de nerfs, seul votre toucher, et pas celui des doigts, en a avivé toutes les plaies. Ce n’est pas ce que vous aviez voulu.

 

Il est arrivé que vos mots l’écorchent. Par accident le plus souvent, par nécessité absolue deux ou trois fois. Une pichenettte verbale sans conséquences, en eut de funestes.

 

Pour stopper l’hémorragie, vous vous tenez à distance désormais -ce choix lucide fut le sien, vous n’en faites ni une honte, ni une gloire masochiste. Pour que votre toucher ne devienne pas insupportable à sa fragilité, à cette cotonneuse névropathie, que vous aurez eu le mauvais rôle de déclencher -il faudra y mettre les mots. Dans ces mots ne se lira pas le besoin de la toucher, par effraction, mais le désir qui la touche -qui la caresse au pointillé de ce que ces nerfs ne peuvent montrer. C’est cette fragilité atomistique, punctiforme, de l’envers de ces nerfs -qui fait toute sa force, à elle.”

*1

 

 

“Mon amour. Pourquoi je t’aime. Tu n’existes pas. Pourquoi tu n’existes pas. Pourquoi n’as-tu pas existé. Tu n’es pas avec moi. Dans mon trou. Pourquoi n’y a-t-il pas un trou pour nous deux. Nous pourrions demeurer là. Deux êtres en un seul. En un seul trou un seul. Pourquoi nous ne sommes pas là. Pourquoi nous n’existons pas. Pourquoi nos êtres n’ont pas tenté de vivre. D’aller au trou ensemble. De vivre pleinement. Dans un trou. De nous croiser. De nous mélanger vraiment. De faire un noeud. Un noeud avec nos deux êtres. Pourquoi nous n’avons pas tenté d’être, et de faire un noeud avec nous. Nous deux seuls en un noeud. Pourquoi es-tu partie. Pourquoi n’es-tu jamais venue. Venue à moi. Pourquoi n’as tu jamais été là. Dans mon trou. Pour qu’on le fasse ce noeud. Un joli petit noeud d’amour. Pourquoi n’as-tu jamais existé. Alors que pourtant je sens ce noeud. Je le sens en moi et toi aussi tu le sentais. Tu sentais le noeud se faire en toi. Ce noeud qui nous creusait. Qui creusait notre amour. Qui creusait ce trou pour que finalement, seul, j’y aille.”

*2

 

 

“Vous voudriez la conduire à cette région où les mots se déposent, à l’étouffée, et propagent leur vrai poids. Leur poids d’amour. Que vos mots n’écorchent plus, sans faire exprès -ce barbelé à vif que vous avez, sans l’avoir su aux prémisses, violé.  Cette région où elle se sente en paix, et bien, et heureuse. Ne pesant, sans plus rien voir ou percevoir, que le poids de cet amour. 

 

(…) Là où l’affaire amoureuse éteint les mots dans l’aphasie traumatique, le trauma amoureux s’éteint dans les mots. Ce que vous voudriez, en menant votre enquête, pour elle, c’est cette fois que la vérité de l’amour, sa volupté, que vous pouvez établir, avec elle, s’éteigne dans ces mots, qui ont tant nui. Que le jeu abattu, n’abatte que la force de nuisance que ces mots ont eue, contre toute raison, contre toute bonne intention, contre toute bonne pétition. Que les mots, traces mouchetées sur le tapis, ne laissent, entre vous deux, que le silence viluptueux, le silence amoureux. Ce qui sera la condition pour recommencer, ensuite, à parler, d’un coeur plus léger.”

*1

 

 

*1 : Mehdi Belhaj Kacem, L’essence n de l’amour, éd. Tristram, P. 9-13

*2 : Charles Pennequin, La ville est un  trou, éd. P.O.L, P. 107

Nom de Dieu & Métaphysique

Monday, May 18th, 2009

A partir d’”Ehyeh Asher Ehyeh” (AT, Exode, 3,14) : je-serai-la-ou-je-sera-exode-3-14.pdf

Evidanses dans ses vies

Tuesday, December 23rd, 2008

Envie d’en saisir

d’évanouir et

nourrir en vent

d’Eve

à mourir devant

les sourires

sang s’élève

à courir vers

ses lèvres.  

 

Evidant ces ires

en vide et sève

hisse vit sens

d’Elle

ensorcelle et

dense en celle

sort d’ailes

s’envole des

si belles.   

 

 

Evidanses y errent

dents dits ces vices

désert hideux l’art

annihile eue ma ni

lyre me mi à ne

île ruasile de myrrhe

des cadences des cas

d’anses nues veut lits

liant lances du désir

décadanses des nids.  

 

 

En vies d’ans c’est

cendre et rives 

cesse en tendre

d’Etre 

ange serre sans

antre des seins

d’entre saints

serrement

d’un serment. 

 

Et vide en sais ci

des rangs dé est

ce chant d’elles

d’Ere

immense mer

chances cède

chancelle d’air

aimer il aide

péril d’aède. 

 

Le Surmâle pataphysique

Saturday, December 20th, 2008

ICI : le-surmale-pataphysique.pdf

“Aimer, c’est donner rendez-vous au bonheur dans le palais du hasard” - Abel Bonnard

Saturday, October 4th, 2008

Version lacanienne

 

- L’Amour -comme trace du hasard, ouverture du vide, animation du rien et résurrection-

dénoue nos structures selon quatre modes :

 

1. Contingent (’ce qui cesse de s’écrire’), l’Amour est la ‘rencontre du réel’ (Tuchè) : la Femme est un reste de la vie pulsionnelle (’ob-jet a‘), j’en tombe (vers la mort) amoureux (angoisses).

2. Impossible (’ce qui ne cesse pas de ne pas s’écrire’), l’Amour est le débord réel (’Amour de transfert’) : la Femme est un symptôme de la vie érotique (fantôme), j’erre (’non-dupe’) dans l’Amour (’y croire’).

3. Possible (’ce qui cesse de ne pas s’écrire’), l’Amour est la rencontre imaginaire (Fantasmes) : la Femme est la vérité de la vie équivoque (’pas-toute’), je crée (’dupe’) notre Amour (’la croire’).

4. Nécessaire (’ce qui ne cesse pas de s’écrire’), l’Amour est le débord imaginaire (’Plus-de-jouir’) : la femme est le secret du Bonheur (putain), je lui fais (consécration) l’Amour (conjonctions).

 

- Ainsi se tiennent : des symptômes as-sistants, un homme ek-sistant, une femme con-sistante, leur non-rapport in-sistant, le phallus per-sistant, l’Autre dé-sistant, et l’Amour… ré-sistant.

Comment chanter l’Amour ?

Sunday, May 25th, 2008

Emission du 15/05/2008 : Amandine et Jules chante Andy - Nouvelle Star 2008 - wideo  Emission du 15/05/2008 : Amandine chante When a man loves a woman - Nouvelle Star 2008 - wideoEmission du 16/04/08 : Amandine chante Ne me quitte pas – Nouvelle Star 2008 - wideo  Emission du 04/06/2008 :  Amandine chante Kissing You - Nouvelle Star 2008 - wideo

« On est souvent enclin à confondre la satisfaction que procure la mélodie avec un plaisir sensible; mais il ne faut pas oublier que c’est justement dans le sensible que l’art est appelé à évoluer, et à transporter l’esprit dans une sphère dont […] l’être-concilié-en-soi-et-avec-soi constitue le ton fondamental. »

« Dans l’expression mélodique, c’est le sentiment, l’âme résonante, qui cherche à s’extérioriser et à jouir de son extériorisation. »

« L’instrument le plus libre et, par sa sonorité, le plus parfait est la voix humaine […] La voix humaine se laisse percevoir comme la résonance de l’âme même, celle dont l’intériorité se sert pour extérioriser sa nature intérieure et dont elle règle immédiatement les nuances et les variations. […] dans le chant, c’est à travers son propre corps que l’âme retentit. C’est pourquoi la voix humaine est capable d’autant de variations et présente autant de particularités de la vie intérieure, la vie des sentiments. »

Esthétique, G. W. F. Hegel

Qu’est-ce qu’un Pauvre ?

Tuesday, April 15th, 2008

Introduction (P.01) :

« La pauvreté est la joie endeuillée de ne jamais être assez pauvre. » - Martin Heidegger, Die Armut

Un récent sondage d’opinion, effectué à Guangzhou (Canton), révèle une évolution dans les “valeurs” sociales, particulièrement symptômatique de notre époque : en quelques années, la richesse est devenue “plus importante” que l’Amour, pour les Cantonais. Ce constat dénote le fait que la mondialisation de l’hyperconsommation tend à pousser la majorité des hommes à baser leur vie sur la richesse comme possession matérielle.

A l’opposé du riche, compris comme celui qui possède, le pauvre paraît avant tout être privé de quelque chose, il lui manque quelque chose. Mais cette privation n’est pensable que dans un rapport à un état qui serait “normal”, donc dans un rapport à autrui. Le pauvre manque de quelque chose car il n’a pas ce qu’il “doit” avoir, ou ce que l’autre (le riche) a. Dans une société, certaines normes classent les uns comme pauvres et les autres comme riche (ou, ni l’un ni l’autre : c’est être “dans la norme”). Mais, si la pauvreté peut-être définie selon l’avoir (matériel ou non : le pauvre est aussi celui qui manque de ressources), elle est d’abord vécue, c’est-à-dire ressentie : qu’il ait de la pitié ou du mépris, l’autre peut me “démunir”; je peux me sentir “nu”, pauvre.

Cependant, celui que se sent pauvre peut aussi le sentir par rapport à soi, à son état (physique et/ou psychique) : le pauvre est aussi celui qui est dans le besoin. A ce moment là, nous pouvons nous demander si le pauvre est d’abord celui qui ne possède pas, ou s’il est plutôt celui qui est possédé; est-il d’abord pauvre par rapport à lui ou par rapport aux autres ? Cela nous amène à une question plus fondamentale encore : le pauvre n’est-il pas, avant tout, celui qui manque d’être ?

 

Développement (P.02-16) :

Si ce sont les sociologues qui étudient la “pauvreté”, c’est simplement parce que le pauvre se définit d’abord socialement. Ainsi, les hommes vivent ensemble, dans les sociétés, et ne possèdent jamais exactement les mêmes choses. Le souci de l’inégalité des possessions a toujours, semble-t-il, été politique : la cité, pour trouver l’équilibre, doit faire attention à ce qu’un maximum de citoyens soient heureux, donc à ce qu’ils ne se sentent pas pauvres, par rapport aux autres. En outre, les sociétés ambitionnent généralement d’éviter le plus possible que les hommes soient dans le besoin. C’est pourquoi l’enjeu politique est double : faire en sorte que les hommes ne soient possédés ni par la nécessité, ni par les autres.

[…P.02-06 : Platon, Aristote et Hegel…]

Pour Hegel, manquer de reconnaissances sociales, c’est manquer de ressources, c’est-à-dire être possédé par la société. Mais, en cherchant des solutions à la pauvreté sociale, Hegel sent qu’il y a des failles dans sa conceptualisation. En effet, la dimension politique (au sens le plus large) néglige la base même des universalisations : le rapport du maître et de l’esclave n’a pas seulement le travail pour enjeu, elle est aussi du ressort d’un désir. Nous verrons alors que la pauvreté socio-politique (de l’ordre de l’avoir) dépend de la pauvreté érotique (de l’ordre de l’être).

[…P.06-10 : Hegel, Platon et Lacan…]

Pour le pauvre, le passage de l’être à l’avoir se fait par le non-avoir : être dans la parole, c’est d’abord être sans ressources. Du non-avoir à l’avoir, c’est-à-dire de l’aporie au social, autre chose entre en compte : la liberté. Pour Hegel, la pauvreté sociale (qui équivaut à une pauvreté politique) est dans l’exclusion. Parler librement amène au moins la possibilité d’être-au-monde (exclu ou inclus). Il ne reste plus alors qu’à revenir au point d’échec de l’obsessionnel (la “pauvreté symbolique” liée à la mort) pour comprendre le passage de la pauvreté sociale à la “plus riche” des pauvretés : l’Endeia, pauvreté matérielle.

[…P.11-16 : Diogène (Cyniques), Heidegger et Nancy…]

 

Conclusion (P.16) :

La pauvreté est le sens de la vie : ouverture à l’Amour (par le désir) et à la mort (par la finitude). Mais, “le sens indique la direction vers laquelle il échoue” (J. Lacan, S. XX - Encore) : la pauvreté ne peut être absolue car elle est toujours déjà un indice de richesse. Le pauvre est au moins riche de la vie, du mouvement.

Un pauvre, c’est un homme dénué de dénouement et doué d’un dehors. Un pauvre, c’est quelqu’un qui, manquant d’être, advient au désir par métonymie, et, manquant de ressources, advient à l’Amour par métaphore : pauvreté inconsciente. Un pauvre, c’est quelqu’un qui, manquant d’avoir, advient à la conscience par la parole, et manquant d’équilibre, advient au monde par la liberté : pauvreté sociale.

Un pauvre, enfin, c’est un homme dépossédé (de son corps, de ses repères, de son univers) et possédé (par la mort, le travail, les autres) : il est tenu ‘entre-deux-nus’, sa présence et sa nécessité. C’est la pauvreté matérielle.

La richesse est limitée par l’insatisfaction (de la vie) et par l’avenir (de l’existence). C’est pourquoi, être riche absolument, ce serait être pleinement là, parfaitement équilibré : ce serait être Dieu. Alors, s’il y a un bonheur humain (si l’homme peut l’atteindre), il n’est pas eudémoniste car il est (au moins un peu) déséqulibré… par le hasard, pauvreté infinie

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A améliorer : la clarté et la distinction sémantique, la représentation du pauvre, l’aspect déchet.