Solilogue thanatophane

Einhanis by onesixone

« Il y a toujours un mort qui parle dans son crâne. Le mort nous sort. Il sort de l’intérieur du trou. Pour nous vider de lui-même. Avec le trou du mort. C’est le mort qui veut nous vider de nous. Parce qu’on est de trop. On est toujours en trop quand on habite qu’un trou. »

« Je veux maintenant me laisser m’entendre tout le rien à me dire. »

Charles Pennequin, Bibi

 

On entre ainsi. Au sein de l’antre. En intrus. On est un étranger. Intrigué et intriqué. Un tri qu’est né. Qui n’est plus qu’en train d’entrer. On est très en trauma. En trop matériel. M’attirant en trou. A l’étroit. Me trayant partout. En tout autre. Outre en eau. Et en trois. En terre mais pas en toi. En tiers et sans l’être. Entièrement en lettres. On tient à l’âtre des astres. On traite notre désastre. On étreint des litres de traces. Détresse. On entre en transe. On entretient l’absence. La danse de l’hors. L’avance de la mort. L’âme ordonnançant l’arme. Larmes en or et en sang. En semblance d’ordre et d’aisance. Mais enseveli dans l’errance. Dans les ronces en instance. Instants d’attente immense. Un temps d’effroi en cadence. De froid et de démence. Dédaignant tout silence. Déteignant en déchéance. En décadence. Indécence de l’excès. Un des sens de l’abcès. On dépense en désaxé. On dérive sans succès. On arrive en liquéfié. En mortifié. On s’épave en dépravé. En drame privé. En entravé. Et on entrouvre les trous vrais. On découvre les entrailles. Les entailles. Et les failles. Les feuilles de la terreur. L’éther de mes erreurs. L’aigreur m’entraînant. En travers. En hiver. En dedans. Versant l’ivresse. Sans cesse. Et on s’empresse. Car le sang presse. Et pisse. En mon impasse. En place d’un aride. En fluide fétide. Liquide livide. Lit vide s’esquisse. Se casse et gît. Logis du jouir. Logique du nuire. Nuit de tout dire. Trou d’air. Trop d’ire. Esprit d’agonie. Et on gémit. On croit aux générations de cadavres. On noie les cas d’œuvres qui crèvent. Les cadres de lèvres qui m’achèvent. Fièvre des ténèbres qui s’entrouvrent. Sèves et tas d’ombres. Membres entrelacés dans le vide. Avidité d’anéantissement. En glissements dévastateurs. En dévorations d’impudeur. En des ventres sans peur. Sans pertes mais en meurtres. Maîtres en traîtrise. Extraits de déprise. En trait d’intérieur. En très supérieur. Entrer en péril. En leurre et en exil. Ailleurs. A leurs exaltations. Passions de l’extase. Où on exhale. Et on râle. En oral. En mort. Sororale. Et on sort.

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2 Responses to “Solilogue thanatophane”

  1. motercalo Says:

    Have you got more news like that ?

  2. motercalo Says:

    This blog is very interesting

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