Chroniques motérialistes

juin 2006…

Je tente de détendre tendrement l’attente latente tout en étendant tant d’antres étranges où mon être-ange entre en je pour rendre l’enjeu d’éprendre léger et pour tendre les jeux d’apprendre, enneigés. J’ai beau prendre mes mots et vendre les cendres d’héros, il reste de funestes zestes robotiques, indigestes et prestes à délester l’érotique, détester la rhétorique et attester le théorique. Mais je me sors de l’essor énorme de ces torts sans norme et le vrai bord de mes pores, informe, ne démord pas trop son sort, transforme mon apport et reforme ma dé-mort.
Le silence élance mes sens si denses et lance ma danse immense. Mon errance semble en avance, ma déviance tremble en instance et ma prestance ressemble à ma présence. Mes différences s’assemblent et dépensent sans dispense l’ensemble de mes connivences en transe, en concordance. Ma déchéance, atypique, disparaît dans une evanescence diachronique. Ma chance, ironique, apparaît dans une aisance diacosmique. Et l’échéance, héroïque, reparaît dans un murmure magique de ma nature.
Mes rêves glorieux s’intensifient : l’élève sérieux relève ses défis, achève, furieux, la grève des voeux d’esprit et soulève, joyeux, l’Eve du paradis. L’Eden me damne et me donne une âme indemne dont émane une unanime animation qui amène une inhumaine nomination : mi-lune intîme enluminée d’illuminations magnanimes. Alors, mon imaginaire ignore les mers et les ports de mes nerfs et de mon corps; il préfère l’or de mes chimères et l’air(e) de mon trésor.
La chaleur de mon coeur est l’espoir d’un meilleur, le miroir d’une humeur, le savoir d’un ailleurs. Le transport de l’effort transpire un transfert si fort qu’il transforme le sport de mes affaires difformes en apport d’amour offert. Le séisme de mes fantasmes repousse l’isthme de mes marasmes et éclabousse mon prisme de ses orgasmes. Je m’enfonce ainsi dans une jouissance, et annonce d’ici, une jouvance sans souci ni vengeance. Et j’ai tendance à la décadence apure, à l’essence infuture d’une absence sans figure et à l’engeance qu’inaugure la quintessence de la luxure.

juillet 2006…

Mon heliophilie n’est ni vieillie ni finie, elle a nivelé l’esprit de mes envies, avilie par le prix de l’ami estival; et, le festival de ma mie, la vie, qui vit l’ébullition intérieure en entière interruption, prit la terre en tiers pour trouver la solution. Mais le manque de foudre ne sert qu’une banque de poudre, toujours plus en éruption qui court dans mes yeux sans dilution, mais pour un mieux. Encore en interfeu, au dehors de l’amoureux mais au dedans du chaleureux, je transbrûle, et mes transes bullent en fainéantise, sans hantise mais sans prises, sans méprises ni traîtrises, à ma guise, elles me déguisent et me dégrisent des surprises.
Mon désennui n’est pas en nuit car les ennemis de mon oisiveté ont votés la prospérité de mes volontés, par la lecture. Et c’est en vain que la paresse vient : elle ne devient que sagesse. Mais j’interviens pour refuser de diffuser l’auxiliaire de ces enluminures en luminaire; je reviens à l’ancien, l’a-scient, conscient de ses biens… Mais, heureusement, l’ex-libris de mon isolement va héroïquement me rendre mon exil libre, tendrement, par l’écriture. Alors je dévie, évidemment, sans exclure avidement, une fêlure d’évidement. Ainsi, j’avise et je révise, je divise mon analyse, qui par mes voeux s’idéalise, se matérialise par mes aveux, et par mes je(ux) se cristallise, en mots-valises qui s’ovalisent, en vocalises mais sans églises.
Les vacances laissent vacantes les avances provocantes et l’avant s’évente en silence lancinant, si lent mais si franc. En tombant sans allant, sans entrain qui m’étreint, dans le train des semblants, dans un bain de sang blanc, ressemblant à l’espoir, cette mémoire du hasard, je m’oblige, en vertige, à partir pour grandir sans souffrir, pour les plaisirs sans désirs. Mes errances chassent la nature qui trépasse en culture, en culte urgent de l’aventure. Cette devanture infime le suprême, intime l’extrême et s’ultime en prime-thème. Mais mes danses de délivrances inaniment mon essence, et mes sens, magnanimes, s’imaginent mon aisance.
C’est pourquoi j’optimistique au petit mystique qui me rend coit et je crois au symbolique, métaphorique de mes émois. Et mon moi fantastique, talismanique, hyperbolique, festoie sans toi, nettoie mon toit et soudoie mes doigts. Et le lit vide inarchaïque, livide, anathémique, évide l’extatique avide de totémique. Laïque mais magique, sismique mais chimique, l’hyménée (a)mené, né d’un hymne animé d’aimées, mais miné d’innées, nie les années d’apnée, infâme sans flammes de femmes. Je m’offense d’une évidence, en défense d’une délivrance, mais sans prestance, ni dense ni rance, j’encense Byzance, l’espérance, la récompense.

août 2006…

Les notes d’un idéal s’envolent et tissent une toile : pilote d’un idéel, elle étiole les étoiles et voile le Réel. Délité dans sa litote, il s’irrite, s’illimite, et immole l’originel. Art de voir qui égare les espoirs dans les écarts d’un miroir. Si génial et si bizarre, sans signal ni de hasard, initial, il se fait rare mais inaugural, il s’énumère. L’Imaginaire s’anime en mers amères de nos chi-mères puis naît en cinéma et s’arrime aux mats sans rimes et en plasma. Ecran qui bout par grands remous, qui brille par blanc, par nous, et brûle dans un bain de bulles, plein de parfums de bien des belles. Brise rebelle qu’appelle la brume éternelle faite d’écumes matricielles mais que barre le tintamarre d’un Symbolique teint d’âme érotique. La symphonie de la transparence d’où s’échappe la désharmonie du silence et s’élance l’ignominie de l’attirance. Fleurs arrosées de peurs si rusées, papillons évaporés en brouillons énamourés, lyre du délire et lierre de l’hier, cette scène se projette mais m’enchaîne.
J’ai fort à faire pour me défaire d’un enfer sans anaphore et je m’enferre dans l’anéffort où je fore l’amphore qui diffère du fuir, du frère et du finir. Dans le puit du pire, je perd tout appui et je respire, je m’aspire et j’espère. J’êre alors en terre et en serre, je m’essore dans ma sphère sans phosphore, et je déserre de désert en fausse fière, puis me desserre sans dessert ni métaphore. L’indifférence qui avance en instance, sans dit fait rance ni danse ni transe, est interférence entre la signifiance et la jouissance. Sans sens mais en essence, j’encense l’absence, immanence d’une immense imminence qui dans son éminence tance la stance de l’insistance. Dans ma chance, le déréel est nonchalance anéternelle. Ainsi, si vide et si malade, la nade s’hyperxide en grenade humide ou en aubade intimide. Et, de promenade ex-zéro en cascade sex-éro, héros du numéro, je m’enorgueillis de tant d’or cueillis et de tant d’heures inouïes d’un inanimer.
L’allégresse de m’en aller, sans paresse qui paraisse dans la richesse, me souris comme une déesse qui me délaisse, sans liesse, dans un oubli. Mais, prêtresse ou bien maîtresse, elle s’empresse sans détresse d’affranchir en traîtresse l’aréfléchir qui me stresse. Dans l’inacerbation d’une prémesse, j’ai la promesse d’une comprobation et les prémisses d’une perturbation. Les connaissances dans leurs naissances en anse innée de l’innocence sont délivrance de connaisances et bienfaisances en connivence. Etrangement, être en je mens n’est ni entier ni antérieur à l’innéant que j’ai envie d’imbiber d’un béant géant. Le savoir est à prévoir sans avoir de pouvoir à pourvoir comme tour d’ivoire, détour en croire. En croix, en gras, en gros, en cas, les ratures sont mes mixtures et me rassurent dans leurs textures, par les fissures d’une pure peinture, en filles sûres d’un clair-obscur. Et l’air azur s’obscène en seine transsaine et je m’entraine en étrennes dans l’oxygène sans gène qui me déchaîne.
Je retemporalise l’antan dans un attend qui s’évapore, valise hors-port d’autant d’instants d’atemps que de distants datants. Event en rêvant d’avant dans le vent d’un avenant : Freya m’effraya dans ses virages et m’égaya dans ses rivages. Figé, affligé, pris dans l’orage qui me ravagea, je m’épris sans mépris mais en rage qui s’érigea. Elle me dirigea sans me liguer mais me plongea, très intrigué, dans le gué que j’envisageai par une joie qui me dévisagea. Cytherea me recréa dans le miel d’un ciel matriciel ou le fiel asériel et providentiel n’est que mi-elle, mi-celle; exponentiel mais sacrificiel. Nu, quintessentiel, dans la cohue du tohu-bohu, ce libre vibre mais n’est que fibre sans conivre, et l’exéquilibre est mon vrai vivre, en trève de rêve. Mes lèvres ne s’élèvent qu’en frêles fièvres sans sève d’orfèvres. Plèvre mièvre, ce rébus sans début est revu et rebu dans l’inconnue que j’éternue, que j’émets à jamais dans l’acmé de l’aimer.

septembre 2006…

J’ai dépassé et depecé les impasses du passé. Pas très happé par l’âpreté, j’ai attrapé les pas, sans trépas, de la prépa. Je dois m’adapter au rapt disparate de mes pensées et amarrer les rares désespoirs aux mares damnées : années d’hymne à l’âme animée par l’hyménée mimée d’une inouïe mine d’idées anodines et disséminées. Ruiné par la bruine illuminée de famines fatigantes, aféminines et affligeantes, je m’engage dans un langage aux tangages sans gages d’âges sages. J’espère acquérir l’arché-rire dans l’épochè d’une époque opaque; je tend à réaliser ce que je tente d’idéaliser, l’hyperanalysé irrisé d’immunisé sans alizés non balisés ni stylisés paralysés; j’aspire à l’empire de la lyre en délire mais sans dé-lire et je respire l’ire d’un avenir qui veut dire le sourire sans soupir du pire et le désir d’un plaie-sir à saisir, par vents d’hétaïres et sans me trahir.
La fin des cours semble parfois un fin discours de l’autrefois, quand le soleil, chaud, bon et vermeil, contait l’été des maux et des mer-veilles. La limpidité de l’azur inhibe ma timidité et me rassure, imbibe mon extimité et m’enlasure. J’ouvre les yeux et couvre les lieux : tout est léger, lumineux et enjoué; les touristes s’ébattent et débattent en tous gestes, prestes et fous, lestes ou mous, ils restent ce vous qui atteste de mon rendez-vous. Rencontre virevoltante où la désinvolture me tente, me vole et me vire, en contre-acture. Celle d’un sourire, belle de sous-pires, émus, (pr)omis mais aimés, amis et démis (p)rimés mais émis. Les hommes chantent et m’enchantent : ils me hantent d’entente, en somme. La grâce délasse le silence de mes espaces sans espérances et l’attente sans détente intente et enteinte mes empreintes enfreintes et détintes. Feintes défuntes d’un fin défait, fêtes défaites d’une fée dépeinte, les pétales d’un air d’hier, clair et fier, étalent l’opale de fables eaux-pâles, l’haut-val de sables au voile et l’ovale d’un incroyable festival.
Collé sans colère, j’ai essayé un air nouveau et essuyé un nerf sous eau. Aujourd’hui, il me faut exposer, un jour, oui, sans trop exploser. Se reposer, s’imposer puis déposer sans s’interposer. L’épreuve est preuve d’heures neuves, de peurs qui pleuvent mais sans pleurs qui peuvent. Mes paroles décollent par rôles d’école, pas drôles sans folles. Je frôle l’envol de pôles en viol. La voix m’envoie et m’en-vois l’en-soi en soie de joies, de lois et de rois. Froid sans trois, je bois sans toi ni toits, les cent détroits de sang qui crois. L’encens des signifiants, infini, édifiant, défie borborygmes et paradigmes et fuie l’improbable de l’un pro-bible. Impossible et impensable, absente d’absinthe enceinte et dansante, la rivière vivrière s’ennivre et se givre : je m’exile en ex-île, pleine de myrrhe en peine et en mire; j’admire et j’admets l’émir et l’armée, mais jamais l’haïr.
Dix serre-passions en dissertations m’enterrent en terre d’action. Cimetière de prières si matière de poussière, la littérature m’élit dans son lit et s’écrie puis s’écrit : lis tes ratures et décrit tes dé-cris ! Proscrit à l’inscrit, j’entonne l’antonomase en tons, en cases et j’étonne très tôt d’emphases en trop, en phases. Mes phrases dérivent, des réifications de vérifications en déifications de certifications. Je fais attention à la tension des intentions et je cale en bourg de calembours. Je glace la lie de glossolalies, de fatras de fatrasies et de tas d’euthanasies. Babelisés et labelisés, les sèmes s’aiment obscènes et assènent faux-nèmes et fait-nomènes. L’hypotypose s’hypnose en types, en gnose, et les aphorismes se fore prismes en fort éclectisme. J’affirme l’infirme informe qui m’enferme en frime et en philosophèmes qui filent aux zoo-ferme. Et j’enroule, lent, la boule d’élan présent qui coule en pré-chant l’alléchant champ a-méchant. Le satyriasis n’est plus qu’aphanisis dans la catharsis, par la praxis de cet oasis : aporie d’amorie et râle de graal.

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