DINHUMAINS

January 16th, 2010 by phipoepsy

 

 

pi

trois

ca²s tord

the pixels

pique celle qui

épique nique elle

crois (fort)

 

à la respiration - à la pixelibération - à l’action -

à la poinçonnification - à la virtualisation

des sons

des tons

des cons

d’humains

 

 

di

nues

mains

dits n’hument

qu’un humanosaure

quelle conque météore

(s-)hit !

 

impact - désastre - condition errante - contact -

d’inhumains - prostitution marrante - d’inhumant

leur destin

leur festin

leurs fesses

de putains

 

 

vie

de joie

abat rage

bords et cris

morts humides

mord présences

chaudes danses (et acides)

 

“dé-livre-moi” (Flora Holler & Aurélien Marion)

January 14th, 2010 by phipoepsy

 

regardable ici : playerConcours.php

téléchargeable ici : http://www.megaupload.com/?d=BB1YFEWK

VAG

December 23rd, 2009 by phipoepsy

 Peinture de Renaud Poillevé

 

 

rage (danse) (violence (éruption (oscillation à l’image)) en

 

- trace - bruns (creux-à-crêtes) en ((nage) clin) 

 

explosion abyssale (osons bis (sale))

 

- trace - saisie ((sombre) sursis) sans

 

(teint) sursaut long souffle son (tons)

 

humide transe - trace - (immense (pluie)) vibrance

 

violence lavante vidant l’évidence évitant

 

vite (gouttes) cathartique (à gouttes) viv-

 

ace éclat et cul - trace - écume et

 

j’hume (j’attache) jets jeux jus (taches) joie je

 

jaillit déjà

 

s’écrase (vase)

 

débris (débords (des corps)) de

 

fièvre force qui frotte (bleus)

 

qui tranche les lèvres - trace - qui nous touche (à lame) 

 

effroi et chaud (à larmes) émou-

 

vant nous soulève (l’épiderme) et vous

 

crève (liquide) - trace - vous perd (les pores) ou

 

vous récupère ((fluide) devant) dehors

 

profondément (fente) et - trace - ondée ment

 

traits (entrée infirme) au firmament

 

désastre (départ) décri des pires - trace -

 

de la mer à l’instant tant amer hâle

 

instance (immatière) eau d’air (silence) - trace -

 

puissance (art) pisse (crade) (bruisse (hard)) puis fracasse

 

Inconscient & Conscience “à l’ombre des jeunes filles en fleurs” proustiennes

December 11th, 2009 by phipoepsy

Le texte est par ici : inconscient-conscience-dans-a-lombre-des-jeunes-filles-en-fleurs.pdf

AVALON - le Fantastique de la Disparition

December 10th, 2009 by phipoepsy

AVALON - DVD

 

Si, comme chez Antonioni, la disparition altère la distinction entre réalité et fiction, elle n’est pas, chez Mamoru Oshii, mise en image de la même manière. En effet, Avalon est un film fantastique, c’est à dire, un film où l’équivoque entre rationalité et irrationalité -mais aussi entre naturel et surnaturel- crée une atmosphère d’étrangeté (à soi, au monde), transcrivant l’angoisse de vivre.

[Cette définition du fantastique repose sur la définition littéraire de T. Todorov]

Ainsi, Avalon nous fait éprouver, via une expérimentation complexe et ardue de l’imaginaire, la hantise de l’absence, revenance risquant de s’absolutiser en kénose du sens. C’est donc un film fantastique dont l’inspiration la plus explicite et revendiquée vient du court-métrage de Chris Marker, La Jetée (1962).

Le titre, Avalon, fait référence à la légende arthurienne (île mythologique où errent les immortels), mais aussi à un jeu vidéo de guerre (l’univers virtuel du film), et, à la « classe réelle » de ce même jeu vidéo (la partie spectaculaire du virtuel). Ces trois niveaux de compréhension sont à appréhender ensemble, faisant d’Avalon le lieu de disparition principal du film.

Dans ce film, l’entrée dans le jeu se comprend comme le passage de la réalité à la virtualité. C’est la présence d’Ash -l’héroïne-, qui définit cette distinction, et ce sont les disparitions l’affectant qui en altère la portée. Ash est une joueuse solitaire, à la survie quotidienne banale et sombre, elle ne vit que par le jeu car il lui rappelle l’épopée qu’elle vécut avec son ancienne équipe, les “Wizards”, avant que son amant Murphy ne disparaisse, perdu à jamais dans la virtualité.

C’est pour le retrouver qu’Ash tentera d’aller au bout du jeu, en accédant à cette si mystérieuse « classe réelle », épreuve finale de la disparition. Comment le cinéma fantastique parvient-il à nous montrer la difficulté de cette épreuve ?

Pour y parvenir, Ash doit parcourir les deux systèmes de sens que nous allons vous développer dans nos deux premières parties :

I – Le système fantastique de la survivance.

II – Le système neutre du spectacle.

Ce sont les rapports entre ces deux systèmes de sens qui nous amèneront à notre troisième partie, plus directement ancrée à notre problématique :

III – Impacts des lieux de disparitions sur la vie.

 

L’intégralité du texte : avalon-le-fantastique-de-la-disparition.pdf

 

Le symbolisme de la “Danse macabre”

December 10th, 2009 by phipoepsy

Par le poème de Cazalis et la musique de Saint-Saëns : de-cazalis-a-saint-saens-le-symbolisme-dans-la-danse-macabre.pdf

Pour écouter la version symphonique analysée : ici

Merleau-Ponty & les Arts visuels

December 10th, 2009 by phipoepsy

Par ici : merleau-ponty-et-les-arts-visuels.pdf

Le nihilisme au travail (et son anéantissement)

November 28th, 2009 by phipoepsy

nihil.png

 

Par ici : le-nihilisme-au-travail-dans-nihil-inc-sylvain-courtoux.pdf

Le “Monde” de “Sein und Zeit”

November 21st, 2009 by phipoepsy

 

Introduction

- Afin de fonder la phénoménologie sur une ontologie, c’est-à-dire de mettre en question les conditions de l’apparaître à partir du rapport de l’Etre aux étants, donc du rapport de ce qui peut être là au temps, à l’espace et aux autres, Martin Heidegger conceptualise le “monde” tout au long de Sein und Zeit. Partant du sens de l’être pour mieux souligner -via une analytique existentiale- que le monde constitue le “dasein” (soit l’être-là), Heidegger cheminera de la mondanéité du monde à son historialité, en passant sur son problème majeur -au regard de la tradition philosophique- : sa transcendance temporelle. Ce problème n’est abordé de front qu’au § 69, paragraphe vers lequel nous désirons nous orienter dans ce commentaire. Mais pour parvenir à en saisir les différents principes, il nous faut d’abord parcourir la construction ontologique et la compréhension du monde.

- Heidegger nous prévient : “Le Dasein n’est jamais « d’abord » un étant pour ainsi dire « libre-d’être-à… », qui aurait occasionnellement envie d’assumer une « relation » au monde. Assumer de telles relations au monde n’est possible que parce que le Dasein est comme être-au-monde ce qu’il est. Cette constitution d’être ne prend pas naissance du simple fait qu’en dehors de l’être qui a le caractère du Dasein est sous-la-main un autre type d’étant qui se rencontrerait avec lui. « Se rencontrer avec » le Dasein, cet autre étant ne le peut que pour autant qu’il peut en général se montrer à partir de lui-même à l’intérieur d’un monde.” (§ 12) : le monde serait donc lieu de rencontre de l’Etre et des étants, il en serait la condition d’entre-vue (ou de co-apparition).

- Plus encore : “Ni la description ontique de l’étant intramondain, ni l’interprétation ontologique de l’être de cet étant ne touchent, comme telles, au phénomène « monde ». Dans l’un et l’autre modes d’accès à l’« être objectif », le « monde » est déjà — et diversement — « présupposé ».” (§ 14) Cela signifie que pour arriver à conceptualiser le “monde” en tant que tel, il ne suffit pas de comprendre comment les étants sont dans le monde, ni même comment l’Etre est au monde.

- “N’est-il pas possible, enfin, de traiter le « monde » comme une détermination de l’étant cité ? Cet étant, nous le qualifions pourtant bien d’intramondain. Le « monde » serait-il même un caractère d’être du Dasein ? Et tout Dasein aurait-il alors « de prime abord » son monde ? Mais le « monde » ne devient-il pas ainsi quelque chose de « subjectif » ? Ou comment dans ces conditions peut-il y avoir encore ce monde « commun » « dans » lequel nous sommes pourtant bel et bien ? Et lorsque la question du « monde » est posée, quel monde est-il donc visé ? Réponse : Ni celui-ci, ni celui-là, mais la mondanéité du monde en général. Quel chemin suivre pour atteindre ce phénomène ? (§ 14)

 

Le texte en intégralité :

le-concept-de-monde-dans-sein-und-zeit.pdf

Sur-prendre

November 1st, 2009 by phipoepsy
s’enfonçant dans la béance nuisance sonore son sang -puissance de fond- s’enfonçant dans la nuit immense aurore chanson -puissance de feu-
dans le truc profondément dans la pénombre pénétration dans -passionnément- le trop l’ombre portée profondément dans le trou -putainement-
soudain -écho grondant- les cris l’égorgement l’agonie -hurlements- l’écrit l’écartèlement l’orgasme -silence bruyant- strident d’un sou-
ffle
fuite en avant dans l’espacement -éclairs lueurs- en avant dans les corps dans les gens -râles en sueurs- fuite en coup de dent écoute -le vent qui pleure-
précipités noirs pleins d’obscurité -vide abymé- vite dans les soirs d’étés de chiens -abysses osés- précipités près des pressoirs du chaud -chuté-
transant dans l’air des traces -fracas- dansant dans l’ère des crasses -effroi- transant dans les carcasses d’hier -des tas- dansant dans la poussière de
pas

 

plongé encore frétillant -la pisse éclabousse- jeté frais mort changeant -éclabousse l’impasse- plongé si fort coulant -pissant l’impasse- hors d’élan
rauque et planante la voix échappe lancinante et glauque -valses au loin- rauque achoppe à l’époque sans choix lente choquante -valses au coin-
s’étendant comme une ondée commune nos sourires -instants volés- s’étendant comme une montée de lunes tous nos rires -instants violés- en ri-
cochets
tourne-toi voilà comme ça oui plus bas -silhouettes confuses- penche-toi lèche-là mais oui c’est ça -allumettes qui fusent- oui oui déjà -ou pas-
débordant de vigueur liqueurs -sa présence- de vies s’accordant à la langueur -si intense- débordant de torpeur moqueurs -saisit sa chance-
elle me parla et ce fut un génocide -déclic- elle explosa toutes les pensées à l’acide -éclipse- elle me toucha humide des massacrées -apocalypse- elle
m’aima

 

zoommant sur sa salive abondante et bandante -vive- gros plan qui lave l’image attachante et tâchante -morte- dézoommant rampante et pente -vive-
aventures inventées de toutes liesses -déchirements- la nature éventrée de toutes pièces -déchiquettements- ouvertures ravinée de -dépècements-
ils se perdent toujours au retour -lave en fusion- ils se perdent à rebours des jours -lave télévision- ils se perdent sans recours là sourds -et c’est
l’évasion
s’enfonçant dans les fesses du destin sans limite -évacuations de la zone- s’enfonçant dans la face son festin dynamite -éjaculations de la zone-
dans l’antre virale des pirates du poème qui entrent qui ratent dans -chier la littérature- l’entente cadavérique des pires potes qui papotent -la lâcher-
rigoles visqueuses -charmes et larmes- si folles ruineuses -alarmes enchantées- rigoles visqueuses -vacarmes attentés- si folles heureuses -armes pour sur-

 

 

 

sauter